‹ Sur Un Cas d'Épithélioma de la ParathyroïdeChapitre 15 sur 21 · DAME MR · texte numérisé non relu

DAME MR

mais présentant nettement les caractères d’un envahissement néoplasique. Des colorations électives ont permis de constater la mucicarminophilie de la colloïde et même du stroma conjonctif qui est extrêmement réduit.

En résumé : adénome parathyroïdien en pleine dégénérescence maligne, avec début d’envahissement du tissu graisseux. L’absence totale de réaction du stroma, la dédifférentation cellulaire très nette, les caractères architecturaux enfin, permettent de dire qu’il s’agit d’un épithélioma atypique, infiltrant de la parathyroïde.

Le cas de WILDER concerne une jeune femme de 32 ans, qui ressentait depuis trois ans des douleurs osseuses généralisées. |

Depuis deux ans était apparu un nodule thyroïdien. La malade suivie à la « Mayo Clinic » au cours de deux années, présente les signes cliniques, radiologiques et humoraux indiscutables d’une ostéose parathyroïdienne. La calcémie atteint 132 miligrammes, la phosphorémie ne dépasse pas 19 milligrammes.

Immédiatement après l'intervention la calcémie diminue. Du calcium est administré « per os », et deux semaines après, la malade qui était grabataire, peut marcher et rentrer chez elle. Un traitement au calcium et à la vitamine D est poursuivi et quatre mois après la malade est revue pratiquement guérie.

Les radiographies montrent une recalcification intense, et la calcémie ne dépasse pas cette fois 83 milligrammes.

La tumeur extirpée mesurait 5X3,5X 3cm, et pesait 40 grammes y compris un peu de glande thyroïde.

Au microscope, la coupe montre l'architecture usuelle de la parathyroïde, lobulée, compacte, tubulaire, en cordons ; on voit également des cellules sphéroïdales, cuboïdes et polygonales, avec très peu de cytoplasme. Les noyaux sont variables en taille, vésiculeux ou homogènes, riches en chromatine.

HAVE 7e SEA

Le diagnostic de malignité fut posé en raison du polymorphisme cellulaire, de l'existence de noyaux hyperchromatiques, de la présence de nombreuses mitoses et de l'invasion de la capsule. L'absence de graisse et de spongiocytes était frappante.

Wilder fait un tableau de l’hyperparathyroïdisme qui peut dit-il être dû à une tumeur bénigne ou maligne des parathyroïdes, soit même à un hyperfonctionnement glandulaire sans lésions anatomiques décelables.

IT en est de même pour le pancréas, et l’auteur cite le cas d'un malade atteint d’hyperinsulinisme provoqué par une tumeur maligne des :ilôts de Langhans, et deux cas d’hyperinsulinisme dus à des adénomes ainsi que trois cas analogues sans lésions anatomiques, avec tableau clinique identique.

Th. KOCHER a décrit deux cas d’épithéliomas parathyroidiens. Le premier cas concerne un homme de 46 ans, porteur depuis dix ans d’une tumeur cervicale gauche qui avait beaucoup grossi depuis un an, s’accompagnant de dyspnée et de douleurs.

Il s'agissait d’un nodule médian, adhérant à la trachée, de surface bosselée. Le lobe thyroïdien droit était de la grosseur d’une petite pomme, le gauche de la taille d’un pruneau. Le malade fut opéré, et mourut avec des récidives trois mois après l’opération.

Au microscope, on constate qu'il existe une nécrose étendue. À la périphérie, aspect sarcomateux, constitué par des cellules fusiformes à noyau ovalaire. En un point on trouve des cellules polyèdriques claires ; d’autres cellules sont plus grandes, à protoplasma granuleux.

Ces données cliniques et le compte rendu histologique dont nous avons extrait l'essentiel, nous paraissent vraiment insuffisants pour faire sans réserves le diagnostic d’épithélioma parathyroïdien. Il est cependant décrit comme tel.

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