‹ Sur Un Cas d'Épithélioma de la ParathyroïdeChapitre 17 sur 21 · RAR · texte numérisé non relu

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DE QUERVAIN rapporte l'observation d’un homme de 68 ans, chez lequel était récemment apparue une tumeur cervicale droite, devenue bientôt grosse comme le poing, mobile, solidaire du sterno-cléido-mastoïdien, de consistance élastique, légèrement douloureuse au palper. Le diagnostic clinique avait été : goître, ou branchiome.

Le malade fut opéré, et on extirpa une tumeur isolée, de 6,5 cm de diamètre, bien encapsulée, de consistance dure. L'image histologique était uniformément représentée par des cellules à protoplasma clair, et, évoquait à première vue, un hypernephrome.

On trouvait en assez grand nombre des cellules claires, sans disposition palissadique nette ; certaines cellules avaient un protoplasma éosinophile. Entre les cellules claires qui forment la majeure partie de la tumeur, se trouvent des cellules jeunes, à protoplasma éosinophile, qui sont le siège de mitoses. ;

La coloration du glycogène révèle la présence de ce dernier.

Cinq mois après l'intervention le malade décédait.

À l’autopsie on trouva une récidive locale, ganglionnaire, et des métastases pulmonaires et hépatiques, dont l’examen histologique fournit les mêmes renseignements que celui de la tumeur primitive. Pour De Quervain, il s’agit d’un épithélioma parathyroïdien développé aux dépens d’une parathyroïde aberrante,.

L'observation de BENJAMINS est encore moins caractéristique. Il s’agit d’un homme de 57 ans chez lequel on a extirpé une grosse tumeur latéro-thyroïdienne droite, dure, du volume d’une tête d’enfant, bien encapsulée ; l’examen histologique laissait le doute entre une tumeur thyroïdienne ou parathyroïdienne. L'auteur penche pour cette dernière hypothèse.

Analogue au cas de Sainton et Millot est celui de Ch. Guy. L'évolution est la même : extirpation d’un adénome

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parathyroïdien qui par la suite récidive, avec, cette fois, des signes certains de malignité incontestable. Mais nous regrettons de ne pas trouver dans cette observation, la précision et l’analyse détaillée des symptômes comme dans le cas de Sainton et Millot.

Il s’agit d’une femme de 29 ans porteuse depuis cinq ans d’une grosseur cervicale gauche qui avait progressivement atteint la taille d’une orange.

L'’exerèse fut facile, la tumeur mesurait : 8X6X 4 cm. Les examens microscopiques permirent d'affirmer qu'il s’agissait d’un adénome parathyroïdien.

Cependant trois mois après l'intervention apparurent trois nouveaux nodules cervicaux qui furent également extirpés et montrèrent des caractères histologiques de malignité intense, avec de nombreuses mitoses et embolies lymphatiques. Mais l’auteur ne dit pas s’il s’agit de parathyroïdes et ne donne pas d’autres précisions cliniques, notamment sur le squelette.

C’est encore le diagnostic de maladie de Recklinghausen qui fut posé chez la malade de A.-M. SNELL.

L'intervention eut lieu, et sept mois après, le malade avait repris 18 kilos. L’ostéoporose disparaissait progressivement.

Il s'agissait, dit A.-M. SNELL d’un épithélioma « grade one » de la parathyroïde qui pesait 101 grammes et mesurait 6X6X5 cm.

L'auteur ne parle pas des suites plus éloignées et ne donne pas plus de précisions histologiques.

Nous rappellerons également la thèse que fit R. LANCESs- TRE en 1932 sur un cas de calcification pulmonaire massive dans la maladie osseuse de Recklinghausen.

Nous transcrirons fidèlement la conclusion de l’examen histologique d’une parathyroïde, pratiqué par P. FoULoN :

« Cependant, en raison de la dispersion de certains éléments cellulaires, l’image histologique pourrait être celle d’un

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