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épithélioma de la parathyroïde : mais il est bien difficile de l’affirmer ».
HALL et CHAFFIN, après avoir décrit le cas d’un homme de 46 ans, guéri, par extirpation d’un adénome malin de la parathyroïde, relèvent dans la littérature 17 autres cas de tumeurs malignes parathyroïdiennes. Dix sur dix-huit, avaient 50 ans ou plus ; deux seulement avaient moins de 40 ans.
Dans 50 % des cas de tumeurs bénignes de la parathyroïide on trouve des troubles osseux. Un seul de leurs dixhuit cas de tumeurs malignes s’accompagne de lésions du squelette.
D'autres auteurs : TOLAND, RoOFFO et L ANDIVAR, FA- SIANI, FERRERO et SACERDOTE, ALESSANDRI, PRICE et MowAT, ont également rapporté des cas qui semblent concerner des épithéliomas parathyroïdiens, soit que la nature maligne en ait été démontrée histologiquement soit que la preuve en ait été faite par l'existence ou la survenue de métastases.
La parathyroïde peut enfin être le siège d’une métastase d’un cancer éloigné. Là encore, elle réagit dans le sens de l’hypersécrétion. H. DIETERICH a recherché ces cas dans la littérature et en rapporte huit, y compris trois cas personnels.
Ïl s'agissait : une fois, d’un lymphosarcome, deux fois d’un épithélioma du sein, deux fois d’un épithélioma œsophagien, trois fois d’un épithélioma bronchique.
Il est curieux de constater à ce propos, ainsi que l'ont montré KLEMPERER, WELTI, HUGUENIN et PLACA, Et. BER- NARD et GAUTHIER VILLARS, que dans certains cas de cancers avec multiples métastases osseuses, la parathyroïde réagit dans le sens de l’hyperplasie. Ces faits viennent appuyer l’ancienne théorie de HERDHEIM qui veut que dans presque toutes les affections du sytème osseux on trouve en général des
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modifications anatomiques et histologiques au niveau des parathyroïdes, et que cette altération est la conséquence et non la cause du désordre du métabolisme calcique.
- Il est un certain nombre de points de notre observation sur lesquels nous allons maintenant insister.
Elle illustre comme nous le disions au début, un cas absolument classique de maladie de Recklinghausen. Or il nous est apparu que de tels cas sont relativement rares, et M. Welti nous a donné confirmation de cette impression.
Sans être hélas tout à fait complète, elle réunit un ensemble de signes cliniques, humoraux et radiologiques, dont on ne trouve que des éléments assez rares et épars dans les observations analogues, exception faite toutefois, pour le cas remarquablement décrit par Sainton et Millot.
Il n’est peut-être pas inutile de rappeler ici quelles sont les connaissances actuelles sur le syndrome d’hyperparathyroïdisme. Les auteurs américains Ed. CHURCHILL et O. CoPE disent que c’est un diagnostic « des plus spectaculaires qui soient », et qui illustre au mieux un des plus grands progrès de la médecine expérimentale.
Les expériences bien connues de COLLIP et d’autres auteurs, ont prouvé que si l’on introduit en très grande quantité dans l'organisme des extraits parathyroïdiens, des troubles profonds de métabolisme apparaissent, et, ces mêmes troubles se manifestent lorsque la glande produit en excès la parathormone.
Dans l’hyperparathyroïdisme primitif, il est habituel de constater une augmentation de volume de un ou plusieurs glandules, comparable à une tumeur. On appelle adénome une telle tumeur « bien que ses rapports avec le véritable cancer ne soient pas encore clairement définis ».
L'hyperparathyroïdisme est caractérisé par certaines alté-
rations bien définies du métabolisme du calcium et du phosphore. Tout se passe comme si l'organisme perdait son pouvoir de retenir ces éléments dans leur réservoir naturel, et principalement les os. On observe alors : hypercalcémie, hypercalciurie, hypophosphorémie et augmentation de l’excrétion phosphorée urinaire. Le taux du calcium dans les matières et les urines dépendant d’ailleurs de l’état rénal. L'étude du bilan calcique et l’élévation du taux des phosphatases viennent compléter ce syndrome. Voici d’après les mêmes auteurs un tableau où figure l’état du métabolisme du calcium et du phosphore dans le sang et les urines, ainsi que le taux des phosphatases, dans différentes affections.
Hyperparathyroïdisme. + + + cs +
Tétanie rs (déficience parath.) Paget. oou- 0 + + ++ ++
Ostéomalacie Rachitisme.
Rhumatismes. O (e) O OU — le) [e)
Hyperthyroïdisme.
(goître exopht.)
élevé diminué normal très élevé.