‹ Sur un cas d'ostéose parathyroïdienne par adénome malinChapitre 11 sur 25 · PEYRE · texte numérisé non relu

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de Sainron et Mirror et le nôtre, cette masse provenait du maxillaire supérieur et qu'elle avait probablement la même structure.

Comme autres signes osseux éventuels, on remarqua seulement, outre la légère tuméfaction du tibia, une certaine sensibilité des fémurs et des tibias à la pression.

L'examen devait être complété par des radiographies, des dosages chimiques et une étude de l'exci-

tabilité neuro-musculaire.

RADIOGRA PHIES

L'opacité radiologique du squelette, dans son ensemble, est diminuée. L’extrémité supérieure du tibia droit est creusée de plusieurs géodes à contours linéaires et en différents points des tibias, des péronés, des fémurs, du col des omoplates, des zones particulièrement raréfiées sont visibles. Ces zones forment des images claires sans contours nets. Les côtes et les clavicules sont poreuses, les vertèbres lombaires légèrement tassées. Au niveau du crâne, les os sont tachetés et floconneux, la voûte est très épaisse, les corticales sont disparues, les maxillaires sont décalcifiés. On note, se projetant à l'intérieur du sinus frontal droit, une masse irrégulière, circulaire et très

opaque.

ÉTUDE DU SANG ET DE L'URINE Sérum sanguin (dosages effectués par le D LAURENT

GÉRARD, ancien chef de Laboratoire à la Faculté).

Calcium total :0 g. 118 (moyenne de deux dosages ayant

roses

donné 0. 8. 116 et 0 g. 120, faits par incinération et titrage au permanganate selon la méthode de Velluz et Des- Chazeaux), normale : 0g. 100.

Phosphore minéral : 0 g. 019 (méthode de Bayliss), normale : 0 g. 031.

Phosphatase : 19,3 unités Bodansky, normale : 3 à 5 unités.

Albumine totale : 83 g. 30 ; sérine : 52 g. 75; globuline 30 g. 55.

sérine

globuline Lo

rapport

Cholestérine : 1 g. 93.

Lipides totaux : 9 g. 10.

Urée : 0 g. 44.

Réaction de Bordet- Wassermann et de Hecht:négatives.

Interférométrie endocrinienne (D' Durupr): Sérum étudié avec des substrats d’hypophyse antérieure et postérieure, de thyroïde, de cortico et de médullo-surrénale et deux substrats de parathyroïde normale. Seules thyroïdes et parathyroïdes ont donné des valeurs fermentatives anormales, (plus de 4 divisions et paraissant mettre en liberté des produits albumineux de cytolyse (Conclusions du. D: Durupr).

Urines :

Volume par 24 heures : 2.000 cc.

Densité : 1.005.

Réaction : acide.

Albumine : 0 g. 20 par litre.

Glucose : néant.

Calcium : 0 g. 586 par litre, soit 1 8. 172 par 24 heures. Culot de centrifugation très petit, contenant de très rares

leucocytes, pas de cylindres, pas de corps biréfringents.

Tous ces résultats sont maintenant classiques, mais “on pourrait toutefois noter l’hypercalcémie modérée : © £g. 118 (normale : o g. 100), l'hypophosphatémie accentuée © gr. 01g (normale o g. 031), l'élévation de la phosphatase : 19,3 unités Bodansky (normale 3 à 5). La protidémie est demeurée normale, le calcium s’est élevé, il en résulte un chiffre élevé du calcium ionisé, calculé selon la conception et l'abaque de Mac Lean et HasrinGs. Or, le calcium ionisé joue un rôle daus l’excitabilité neuro-musculaire, celle-ci étant -d'autant plus faible que les ions Ca sont plus nombreux. Ainsi, se trouverait expliquée l’hypoexcitabilité neuro-muscülaire dans l’Ostéose parthyroïdienne et -de là, peut être, l’asthénie et l’hypotonie. Chez cette malade, le DT Saraun a effectivement constaté une hypoexcitabilité électrique galvanique et faradique des muscles et des nerfs.

Il eut été intéressant de rechercher directement l'excès d'hormone parathyroïdienne dans le sang d’après la méthode d’'Hamilton, fondée sur l’élévation de la calcémie du lapin consécutivement à l’in- jection de sang suspect. Mais, d’abord, la grande variation de la calcémie du lapin rend fort délicate cette méthode qui nécessite d’autre part de nombreux témoins et des dosages préalables. Matériellement, il -était impossible d'utiliser ce procédé.

En résumé, les signes cliniques que nous avons décrits plus haut, les données confirmatives du laboratoire faisaient porter le diagnostic d’Ostéose para-

thyroïdienne. Il s'agissait d’une forme évolutive,

ones

mais n'ayant pas encore déterminé la grande symptomatologie osseuse que l’on rencontre ordinairement. Ces signes seraient certainement apparus ultérieurement, mais le diagnostic ayant été porté avec certitude, la recherche de la tumeur parathyroïdienne s’impo-

sait.

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