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tumeurs comme malignes car les examens anatomopathologiques ne permettent pas d’en établir la nature.
LanGHANs rapporte 2 cas de formes épithéliales de Strumes malignes. Le premier cas est celui d’un homme de 55 ans, porteur d’une masse proéminente de 10 X 10 X 5,5 cm. siégeant dans la partie latérale du cou et s'étant développée rapidement. Aux pôles supérieur et inférieur de cette masse, se trouvaient des veines remplies de tissu tumoral. Le nodule consistait essentiellement en masses cellulaires dans lesquelles se trouvaient beaucoup de cavités glandulaires et à côté de ces dernières beaucoup de parties encore non organisées. Par endroits, les cellules sont grandes, polyédriques, claires, riches en glycogène. On y rencontre aussi de hautes cellules -claires et cylindriques qui limitent des lumières tubulaires rappelant les canaux de Kursteiner par suite de la disposition des noyaux au pôle libre des cellules. LanGHaxs donne comme preuve de malignité le fait que la masse tumorale à pénétré dans les veines et la capsule.
Le deuxième cas de LanGHans, déjà rapporté par T. Kocner, concerne un homme de 48 ans, porteur depuis très longtemps d’une tumeur cervicale avec métastase scapulaire. La nature maligne de la tumeur n’est pas affirmée par l’auteur, il en émet simplement la possibilité vu l'existence de la métastase.
Fasrani, en 1923 rapporta un cas d’Adénome malin
de la Parathyroïde ne s'accompagnant pas, semble-
se 6
t-il de signes osseux, l’auteur n’en faisant pas mention. La malade, âgée de 65 ans, présentait une masse du volume d’un poing dans la région cervicale gauche, mobile, de consistance élastique, non douloureuse. La tumeur extirpée à l'opération correspond au lobe gauche de la thyroïde. Elle est entourée d’une mincécapsule. À la section, on observe quelques cavités kystiques et de nombreux nodules de dimensions variables. qui arrivent à constituer la plus grande partie de la: tumeur.
A l'examen histologique, on note l'existence de nodules néoplasiques disséminés dans la thyroïde : la plupart de forme arrondie et de dimensions variables. Ces nodules, toujours bien limités et entourés par des capsules fibreuses interrompues par endroits par des prolongements néoplasiques qui les pénètrent, sont constitués par des éléments cellulaires tendant à se disposer en cordons séparés par des espaces vacuolaires tapissés d’un revêtement endothélial continu.
Les cellules, qui constituent le tissu de ces nodules néoplasiques, ont des caractères morphologiques différents. On note des îlots et des cordons constitués par des masses protoplasmiques peu denses et peu avides de colorant dans lesquelles on ne distingue pas de limites cellulaires et qui présentent de nombreux noyaux arrondis ou ovalaires, vacuolaires et riches en. chromatine, parsemés et séparés par de minces tractus protoplasmiques.
Disséminées parmi les précédentes ou groupées en:
nids, ou disposées en cordons réguliers, se trouvent
des cellules plus volumineuses, arrondies, ovalaires ou polyédriques, à protoplasma abondant, granuleux se colorant fortement par l'éosine. Les séparations entre certaines de ces cellules manquent quelquefois, il en résulte un syncitium de protoplasma avec de nombreux noyaux. Gàet là, on observe, soit dans les cellules avides d'éosine, soit dans les cellules claires, soit dans les masses protoplasmiques, des noyaux gigantesques ronds où ovalaires très riches en chromatine, La présence de glycogène et de masses colloïdales a pu être mise en évidence.
Par endroits, on peut suivre l'invasion du néoplasme. Le tissu tumoral enfermé dans une capsule fibreuse entaïlle cette barrière et, sous forme de minces bandelettes cellulaires, avance dans le tissu moins dense de la thyroïde.
Dans toutes les observations que nous venons de voir, il n’est que peu ou pas fait mention de da clinique, surtout en ce qui concerne les signes osseux. Il faut toutefois signaler que la plupart ont été publiées à une époque où l’on connaissait mal les rapports entre les parathyroïdes et les maladies osseuses. Les observations, que nous allons passer maintenant en revue, sont à ce sujet beaucoup plus complètes.
Manbz à rapporté en 1926, l'observation d'un -homme de 38 ans atteint d’ostéite fibreuse. Cinq ans auparavant, c’est-à-dire en 1921, le malade avait noté uñe fatigue dans les membres inférieurs qui, augmentant de jour en jour, l’avait obligé à quitter sôn
travail. Puis, quelques années après, apparurent dans
des hanches des douleurs: qui ne diminuèrent sous l'effet d'aucun traitement. En 1924, la marche n’était possible qu'avec des béquilles. En octobre 1924, le malade fut admis à la clinique et l'examen radiologique montra, à cette époque, des images caractéristiques d'ostéite fibreuse du bassin et du féraur gauche. En décembre 1924, survint une fracture spontanée du fémur gauche. En juin 1925, les membres inférieurs sont paralysés, la marche est totalement impossible ainsi que la station debout.
D’après Erpaeim, l'augmentation parathyroïdienne est la conséquence et non la cause de la maladie osseuse. En admettant l'exactitude de cette théorie, d'essai d'amener à l’organisme la substance parathyroïdienne devait conduire à un effet thérapeutique et Manpz, comme conséquence logique à ces considérations, procéda à la transplantation de 4 parathÿroïdes prélevées sur un moribond. Par la suite, ne constatant aucune amélioration, il décida, bien qu’il n’exista aucun signe de tumeur parathyroïdienne, de faire une exploration de la région thyroïdienne. Il découvrit une tumeur au niveau du pôle inférieur gauche de la thyroïde, tumeur nettement limitée des tissus avoisinants et entourée d’une capsule conjonctive.
L'examen microscopique montrait la structure typique du tissu parathyroïdien. La tumeur était composée d’alvéoles et de cordons plexiformes anastomosés, séparés les uns des autres par des bandelettes de tissu conjonctif. Les cellules épithéliales des al-
véoles sont disposées en mosaïque. Elles ont un pro-
Vie
toplasma tantôt clair comme de l’eau (wasserhelle Zelle), tantôt rempli de fines granulations éosinophiles. Les noyaux sont en général ronds, clairs, de taille variable, avec parfois des figures de mitoses. D'après Erpagim, Maresu et PRISEL qui examinèrent cette tumeur, la nature maligne peut être admise, vu la grandeur variable des noyaux cellulaires, vu les figures de mitoses trouvées par endroits et vu le polymorphisme des cellules.
J. P. Perersua rapporte l'observation d’un cultivateur âgé de 32 ans, chez qui des douleurs apparurent, siégeant dans le dos et les membres et augmentant avec les efforts physiques. Ces douleurs s’accompagnaient d’une diminution de la force mus- -culaire qui obligea le malade à cesser son travail, -d’un manque d’appétit et d’une chute du poids. Puis, par la suite, une grosseur se développa au niveau de Ja partie supérieure de la joue gauche correspondant à une tumeur du maxillaire. Le malade fut privé de Ja vue, momentanément d’ailleurs. La calcémie variait entre 110 et 139 milligrammes pour 1.000 ; la phosphorémie était de 21 milligrammes pour 1.000. Les radiographies montraient une décalcification de tout Je squelette, avec présence d’un kyste dans le fémur gauche et plusieurs petites taches claires dans les autres os.
A l’opération, PerersMa trouva une petite masse de la grosseur d’une châtaigne adhérente aux tissus voisins et une hémithyroïdectomie fut nécessaire à cause de
l'impossibilité de séparer la tumeur de la thyroïde.
HD
Les suites opératoires furent marquées par l’apparition d’un signe de Chvosteck et de signes tétaniques qui cédèreut rapidement par l'injection intraveineuse
de calcium. Un an après, le malade pouvait reprendre:
son travail et les radiographies permettaient de constater une forte augmentation de l’opacité du squelette.
A l’examen histologique, à côté du tissu thyroïdien, - on trouve un processus tumoral. Cette tumeur est
formée par des cellules à protoplasma clair, groupées. en plages plus ou moins étendues et séparées par des.
bandes de tissu parcourües par de petits vaisseaux. A certains endroits, on note des zones de nécrose. Malgré le peu de figures de mitoses et le peu d'atypie cellulaire de la tumeur, P£érersua conclut à la malignité sur le fait qu'on peut déterminer très net tement que la tumeur pénètre dans des vaisseaux.
Le cas observé par Wazper à da « Mayo Clinic» en
1925, concerne une femme de 32 ans, chez laquelle -
était apparue, quatre ans auparavant, une douleur de la hauche droite s’accompagnant de raideur et augmentée par la station debout. Une petite masse
avaitété motée dans la région thyroïdienne en 19238.
La fatigue musculaire augmentant progressivement,
les douleurs siégeant d’abord dans la hanche et les genoux, intéressant par la suite tous les os et les articulations, respectant les muscles, obligèrent la malade à marcher d’abord avec des béquilles. L'im-
potence fonctionnelle fut, par là suite, complète,
obligeant la malade à s’aliter.
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Les radiographies montrèrent d’abord une décaleification des os du bassin, puis de la colonne vertébrale et du crâne. Une région kystique fut notée au niveau de l'extrémité inférieure du fémur droit.
Une masse probablement osseuse était palpable au niveau de la partie gauche du maxillaire supérieur. Une biopsie de la zone kystique du fémur montra que le tissu enlevé était une tumeur à cellules géantes.
La calcémie oscillait aux environs de 112-122 milligrammes pour 1.000, la phosphorémie entre 14 et 19 milligrammes pour 1 .000.
La tumeur parathyroïdienne fut enlevée au mois de décembre 1927. Les suites opératoires immédiates furent satisfaisantes, malgré une chute brusque de la calcémie à des valeurs tétanigènes. La tétanie ne survint pas, on nota toutefois un engourdissement et des picotements au, niveau aes extrémités. Ces symptômes cédèrent rapidement par l’administration de phosphate de chaux.
L'examen anatomo-pathologique fut pratiqué par WezLBRocn. La tumeur était nodulaire, élastique par endroits, ferme en d’autres, entourée d'une épaisse capsule fibreuse. L'examen microscopique des nodules montra la structure habituelle de la glande parathyroïde : aspect lobulé, compact, en tubes ou cordons, avec des espaces intermédiaires bordés par un endothélium sur lequel s’appuie la base des cellules épithéliales. Dans certaines bandes, les limites cellulaires étaient très peu visibles. Les noyaux, vacuolaires, riches en chromatine, variaient fortement en dimen-
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sions ainsi que variaient la taille et le nombre des: granulations chromatiques. De nombreuses figures de: mitoses étaient observées.
Le diagnostic de malignité fut basé sur le polymorphisme des cellules : 1° masses protoplasmiques amorphes à noyaux lymphoïdes de dimensions variables > 2° cellules plus grandes à cytoplasme plus fortement coloré ; 3° grandes cellules claires, polygonales à noyaux vacuolaires riches en chromatine. Ce diagnostic fut basé aussi sur l’existence de noyaux hyperchromatiques avec d’assez nombreuses figures de mitoses et sur l'invasion de toute la capsule par les éléments néoplasiques. WerLBrocn pense que les petits nodules. situés autour des grands pourraient être des métastases locales.
BarBEer, dans sa thèse, rapporte un cas d’épithélioma de la parathyroïde. Il s’agit d’une malade qui fut envoyée à Berck avec le diagnostic de Mal de Pott. Ce diagnostic fut posé à cause des douleurs siégeant au niveau du membre inférieur droit et de la colonne vertébrale lombo-sacrée. L'extension des douleurs et des lésions font envisager l’hypothèse d’une tumeur osseuse et la malade est hospitalisée à Villejuif.
Les radiographies montrent une décalcification: générale du squelette avec un énorme kyste occupant les régions trochantérienne et sous-trochantérienne: du fémur gauche. Les douleurs qui tendent à se généraliser, l’impotence fonctionnelle, la petite tumeur de:-
la région latéro-thyroïdienne gauche qui apparaît.