‹ Sur un cas d'ostéose parathyroïdienne par adénome malinChapitre 20 sur 25 · FE · texte numérisé non relu

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quelques mois après orientent vers la possibilité d’une Ostéose parathyroïdienne.

Une tumeur de la grosseur d’une cerise siégeant au pôle supérieur du lobe gauche de la thyroïde, em partie incluse dans cette glande est extirpée. Les jours qui suivent l'opération sont marqués par quelques signes de tétanos. L'amélioration fonctionnelle consécutive à l'intervention progresse, les signes radiolo giques s améliorent, les douleurs rétrocèdent.

Puis les douleurs reprennent, gagnent les membres: supérieurs et la malade meurt dans un coma acidosique par insuffisance rénale liée à l’existence d’une: lithiase.

La tumeur est encapsulée, ovoïde, de 25 millimètres de diamètre maxima. À l'examen histologique, des formations tumorales glanduliformes sont notées, formées de grandes cellules cylindriques à noyau arrondi, à protoplasma clair et vacuolaire. De nombreuses figures de mitoses sont notées ainsi que l’existence d’embolies lymphatiques et veineuses. Le diagnostic de malignité est basé sur la présence des. embolies et des mitoses.

Guy, en 1929, rapporta l’observation d’une femme: âgée de 29 ans, porteuse d’une tuméfaction de la région du lobe gauche de la thyroïde apparue 5 ans auparavant. Cette masse était le seul signe clinique, le reste de l’examen physique étant absolument négatif. Cette tumeur fut extirpée sous anesthésie locale.

C'était une masse enveloppée par une capsule

fibreuse, bien limitée des organes avoisinants. Elle-

‘st formée d'une zone médiane de 3 à 4 centimètres de diamètre, gris jaunâtre et gélatineuse, traversée par des cordons blanchâtres qui pénètrent dans le ‘cortex mesurant 1 à 1,5 centimètre d'épaisseur.

Histologiquement, la tumeur est divisée en masses ou cordons bien démarqués sauf aux endroits où les cellules sont dégénérées et donnent lieu à une structure fibreuse comme dans la partie centrale de la tumeur. Les cellules sont fusiformes, placées les unes contre les autres, le protoplasma est rose pâle, finement granuleux ; les noyaux bien distincts sont foncés, ronds ou ovales, sans nucléole. On observe, de temps en temps, quelques mitoses.

Le diagnostic anatomo-pathologique qui fut porté à ce moment était celui d'Adénome de la glande parathyroïde.

Dix mois après cette intervention, la malade revenait à la clinique. Trois nodules étaient apparus auprès de la cicatrice opératoire. Deux des nodules étaient situés de chaque côté du cou, le troisième siégeait au niveau de l’extrémité interne de la clavicule gauche. Les deux nodules cervicaux étaient fermes, non adhérents à la peau, le gauche un peu fixé au plan profond. Au niveau du nodule claviculaire, la peau était rouge.

Guy se demanda si ces deux nodules ne représentalent pas une hyperplasie compensatrice des glandes parathyroïdes restantes par suite d’une demande excessive d'hormone parathyroïdienne, mais la possibilité -de métastases d’une tumeur maligne fut envisagée. Le

module claviculaire fut biopsié. Les images microscopiques sont entièrement différentes de celles de la première tumeur. Les cellules ayant toutefois quelques ressemblances avec celles du premier adénome, présentent des variations importantes de dimensions et de formes. Les mitoses sont nombreuses. En aucun endroit, les cellules ne sont disposées en palissade et elles se développent de façon anarchique. Elles infiltrent les tissus avoisinants. En résumé, l’image est celle d’une tumeur maligne d’origine épithéliale. Les autres nodules, extirpés quelque temps après, présentent la même structure.

Six mois plus tard, malgré la radiothérapie profonde, le nodule claviculaire avait récidivé et deux autres petites tumeurs étaient palpables dans le cou.

Environ 2 ans plus tard, ces masses avaient beaucoup augmenté de volume. Au niveau de la clavicule, la peau était ulcérée et saignotait. Pour la première fois, une métastase pulmonaire était observée. Malheureusement, Guy ne put suivre cette malade, car il eut été intéressant de connaître la structure de cette métastase pulmonaire.

Quoi qu'il en soit, cette observation présente une -certaine similitude avec la nôtre quant à l’évolution de la tumeur. D'abord, adénome dela Parathyroïde, puis récidive locale avec modification de la structure et caractère néoplasique du tissu tumoral, ensuite mélastase pulmonaire. Enfin, comme dans notre cas, on peut noter l’inefficacité de la radiothérapie.

Paul Sarron et J. L. Mrccor ont rapporté une très P. Noel 5

ua intéressante observation de Dégénérescence maligne d’un Adénome parathyroïdien éosinophile.

Il s'agissait d’un malade de 43 ans qui 5 ans auparavant avait été traité, par Lerr, pour des algies dans les membres. Le premier diagnostic de rachitisme avait été modifié à la suite de la constatation d’une. tumeur du maxillaire supérieur. Saivron et Miscor examinèrent cette tumeur et notèrent une Ostéite: fibreuse du maxillaire supérieur, Cette ostéite s’accompagnait de malformations du type pagétique siégeant au niveau du crâne et des os des membres inférieurs: tandis que les membres supérieurs, les côtes, le bassin présentaient des déformations du type fibrokystique de Recklinghausen. La calcémie était de 137 milligrammes pour 1,000. Ce tableau clinique: posa l'indication d’une exploration chirurgicale des glandes parathyroïdes. Le Professeur Cunéo enleva, à droite, la parathyroïde inférieure grosse comme une: lentille, à gauche, la parathyroïde inférieure augmentée de volume,

L'examen histologique montra, à gauche, un adénome à cellules éosinophiles, à droite, une parathyroïde normale du type semi-compact.

Les suites opératoires furent bonnes, l'état général s’'améliora, les douleurs dans les membres disparurent,

Mais la tumeur du maxillaire augmente de nouveau de volume, les douleurs réapparaissent dans les. membres. Une nouvelle intervention étant impos-

sible, un traitement radiothérapique est institué, La

calcémie passe de 130 à 160 milligrammes pour 1.000, quelques troubles digestifs surviennent. Deux ans et demi après la première intervention, la radiothérapie n'ayant donné aucun résultat, une nouvelle exploration des parathyroïdes est pratiquée. Elle permet de trouver au niveau du pôle inférieur gauche de la thyroïde, une tumeur du volume d’une noix comprise sous la capsule thyroïdienne. |

Cette tumeur est composée de nodules limités par une capsule conjonctive. Certains nodules étant constitués par des « cellules épithéliales éosinophiles » reproduisent la structure du premier adénome. D’autres nodules, d’ailleurs plus irréguliers, sont formés de « cellules plus volumineuses spongiocytaires ou chromophobes ». « En certains points, il y a une véritable désorganisation architecturale avec des boyaux désordonnés de cellules atypiques hyperchromatophiles présentant de nombreuses mitoses. Ces aspects de dégénérescence cellulaire joints à l’envahissement de l’atmos phère graisseuse périglandulaire et à l'effraction Capsulaire témoignent d’une dégénérescence maligne d’un adénome parathyroïdien »,

Les suites opératoires furent excellentes, mais rapidement, la malade devint cachectique.

Dans ce cas, nous voyons encore le développement d’une tumeur maxillaire, l'existence de douleurs siégeant dans les membres. Les examens histologiques précis nous montrent une dégénérescence maligne ; la malignité étant basée sur lexistence de cellules

volumineuses avec désorganisation architecturale, de

O0 nombreuses mitoses, et sur l’envahissement des tissus avoisinants.

Après avoir exposé les différents cas de tumeurs malignes des parathyroïdes que nous venons de passer en revue, résumons maintenant les constatations sur lesquelles se sont basés les auteurs pour diagnostiquer la malignité des tumeurs.

L'existence de métastases pulmonaires ou pleurales ‘{Gux, Kocner, Rorro et Lanpivar) ; hépatiques, tra- ‘chéales ou œsophagienues (Koons) ; l’envahissement ‘des tissus avoisinants (Sainron et Mizcor, Guy, Fasrant, Kocuer) ; de la thyroïde, des veines ou des lymphatiques (BarBer, LANGHANS) sont autant de preuves de malignité.

Histologiquement, on peut porter ce diagnostic quand on note une solution de continuité dans la capsule conjonctive entourant le processus tumoral pour laisser se développer vers les tissus avoisinants des prolongements néoplasiques (Fasranr, WELLBROGH). Mais les signes les plus importants et les plus souvent notés par les auteurs sont le développement anarchique de grandes cellules très polymorphes contenant des noyaux de taille variable parfois vacuolaires, souvent très riches en chromatine, et la constatation

de nombreuses figures de mitoses nucléaires.

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