COMMUNICATIONS BRONCHO-BILIAIRES
Nous avons, au début de ce travail, insisté sur la nécessité de ne pas confondre sous je même mot les trajets permanents ou transitoires qui peuvent s'établir entre les canaux biliaires et les bronches, et nous avons proposé de réserver le nom de fistules à ces lésions durables dont la gravité est précisément fonction de la durée. Cette distinction n'est point facuce mais se fonde sur l'observation même des faits. Lorsqu'un kyste hydatique s'ouvre sans avoir suppuré, il est exceptonnel que la communication se fistulise. Chez notre malade, qui avait évacué son kyste sous la forme d'un liquide « clair comme de l'eau », l'orifice broncho-hépatique dut s'obltérer au bout d’une semaine. À dire vrai, cette terminaison rapide n’est pas fréquente dans la httérature medicale. Elle s'observe pourtant. Dans l’observation d'Husson (Archives générales de méd., 1824, p. 139), tout s'est borné à peu près à l'expectoration des hydatides qui dura quelques jours. A peine y avait-il eu auparavant des signes de catarrhe. El après avoir rejeté ses hydatiques, le sujet jouit aussitôt d'une excellente sonté. Cruveilhier (Bull. de la Soc. Anat., 1845, p. 40), à propos d'une présentation de kyste hydatique du foie traversant le diaphragme et comprimant Île Eoumon droit, qui ne présenta rien de bien paruculier, cite l'histoire d'un individu qui était affecté d'un kvste hydatique du foie ; le kvste se vida par la bouche et, l'individu survécut. Malheureusement l'histoire n'est pas racontée plus longuement. Nonat (Gazette des Hôpitaux, 1847) eut dans son service, à Cochin, un homme de 25 ans qui toussait beaucoup, crachail
du sang et finalement rendit dans un accès des fragments d'hydatides et une poche rompue, mais très volumineuse ; la guérison survint rapidement. — Nonat fut convaincu que les hydalides venaient du foie, — Nous ne pourrions pas multiplier les exemples de ce genre, car ils sont vraiment rares. À peine en avons-nous trouvé deux autres, Fun dans Davaine qui d'ailleurs Femprunla à Smith, et le second chez Haberston. Nous devons v ajouter bien entendu l'observation de Bricheteau, quesnous publierons à la fin de cette thèse, et la nôtre, que nous allons maintenant reproduire. Avant de la lranscrire, nous tenons à déclarer qu'elle a été entièrement rédigée par M. le docteur Roger, chef de chinique médicale, avec quel soin et quelle minulieuse précision, on en jugera à la lecture. Elle fit d'autre part l'objet d'une lecon, jusqu'à ce jour inédite, de M. le professeur Rauzier et d'une communication à la Sociélé des Sciences médicales de Montpellier (séance du 15 avril 1910). Elle parut enfin dans le Montpellier Médical (numéro du 3 juillet 1910). La:woici
e KysTE HYDATIQUE DU FOIE OUVERT DANS LES: BRONCHES