‹ Sur un cas de communication congénitale inter-aortico-pulmonaire avec artère pulmonaireChapitre 10 sur 20 · RADIOGRAPHIE EN O. A. D · texte numérisé non relu

RADIOGRAPHIE EN O. A. D

Hypertrophie de l’arc pulmonaire.

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large communication circulaire de 1 cm. 5 de diamètre, simple orifice sans interposition de canal. Il siège sur la face antérieure de l’artère pulmonaire immédiatement au-dessous de sa bifurcation. Sur la face inféro-postérieure de l'aorte, il correspond à la terminaison de la crosse, 1 centimètre après la naissance de la sous-clavière gauche. Les paroïs des deux artères, surtout de la pulmonaire et de ses branches, sont dures et cassantes, avec plages blanchâtres, non calcifiées, mais sans athérome. Aucune autre anomalie n’est constatée.

Il y a un léger épanchement pleural; les deux poumons sont cyanosés, lourds et congestifs. À l’ouverture de l’abdomen, il s'écoule une ascite assez abondante. Le foie est gros, il pèse 1 kg. 650. Les reins sont irréguliers, bosselés, leur capsule est épaissie mais décolable, il y a de nombreux petits kystes souscapsulaires.

Examen histologique

Artères pulmonaires. — Du fait d’une mauvaise fixation, on ne peut faire un examen détaillé des préparations des parois de l’artère. Cependant, les lésions portent essentiellement sur l’endartère très épaissie; ses couches contiguës à la média présentent de nombreuses lacunes dont le contenu, probablement graisseux, a dû s’évacuer au cours des manipulations. Pas de calcifications. Les imprégnations argentiques n’ont pas montré de formes spirillaires.

Poumons. — Les lésions correspondent au type anatomopathologique décrit par Giroux et Durand de la sclérose primitive de l’artère pulmonaire. Au niveau des gros troncs de la région hilaire, il y a un épaississement considérable de la paroi vasculaire dû surtout au développement de l’endartère; celle-ci, condensée et compacte dans sa partie interne, est formée, dans sa partie externe, d’un tissu lâche, riche en noyaux, creusé de cavités nombreuses, ayant probablement perdu leur contenu lipoïdique. Les fibres élastiques de l’endartère sont dissociées, fragmentées, absentes même par plages. La tunique moyenne est modérément hypertrophiée et ses fibres musculaires sont relativement intactes. L’intima à ainsi une épaisseur quadrupie de celle de la média. La périartère n’est pas épaissie et ne présente pas les lésions décrites dans

nt PU

les artérites pulmonaires d’origine spécifique. En somme, c’est la tendance à la prolifération de l’endartère qui domine. Elle se retrouve au niveau des artérioles du pédicule vasculaire des lobules. La lumière de ces vaisseaux est souvent réduite à un mince canal circonscrit par un tissu fibreux épais, ou a même totalement disparu, l’artère étant remplacée par un bloc fibreux compact plus ou moins foré de capillaires néoformés. La bronchiole accompagnant le vaisseau a ses parois disloquées et son épithélium dissocié. Il y a un frappant contraste avec les veines dont la paroi est tout à fait normale et la lumière dilatée gorgée d’hématies.

Le parenchyme pulmonaire lui-même est très congestionné; les parois alvéolaires sont épaissies, leurs cavités encombrées d’hématies et d’exsudats fibrino-albumineux. Quelques amas de leucocytes, mais pas de trace d’inflammation récente.

Foie. — Capillaires ectasiés, gorgés d’hématies, surcharge pigmentaire.

Reins. — Congestion et sclérose glomérulaire, infiltration

et sclérose interstitielle, encombrement de la lumière de certains tubes.

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