‹ Sur un cas de galactocèle traumatiqueChapitre 6 sur 10 · RON · texte numérisé non relu

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Les coupes, régulièrement fixées permettent de bien étudier le contenu qui adhère à la paroi en couches souvent épaisses. Dans ces conditions, on aperc oit des globules roues, des globules blancs, des globules du lait, des corps granuleux du colostrum. ‘Le

Ces corps granuleux, de dimensions variables, sont de forme arrondie, d'aspect spongieux. Ils sont creusés de vacuoles qui, traitées par l’acide osmique, paraissent autant de sphérules s noires.[l s’agit donc de gouttelettes graisseuses. Les plus petits sont de la taille d’un leucocyte, les plus 2Tos peuvent attemdre 60 microns de diamètre. La plupart d’entre eux sont nucléés. Les noyaux sont tantôt normaux avec des corpuseules prenant le réactif de la chroimatine, d'autrefois ils se laissent déprimer par les granulations graisseuses, perdent leur affinité tinctoriale, et présentent des signes de chromatolyse, ils prennent finalement la forme de corpuscules irrég: ouliers acidophiles, se fragmentent au sein éytoplasme par un processus rappelant la caryorrhexis. Les restes des ny aux dégénérés peuvent .se désagréger par plasmolyse au sein du magma gTaIsseux.

La genèse des corpuscules du colostrum est très discutée Certains, avec Duclert, y voient des amas muriformes non nucléés de granulations. D'autres les considèrent comme des cellules, soit épithéliales, soit glandulaires. Un troisième parti les regarde eomme de nature leucocytique.

Sans Den partie dans le débat, voici ce que nous

‘avons observé. Au voisinage des points d'infiltration leucocytique, près de la surface de la poche, de nombreux leucocytes font irruption parmi les éléments du contenu. Autour des noyaux des mononucléairés apparaissent des sphérules chaires graisseuses, augmentant en nombre avec la masse du cy Op EeS Toutes les formes de transition

MU AR RES existent entre les leucocytes et les COT PS granuleux, Ceux-ci sont done des leucocytes transformés.

L’affluence des globules blancs autour et dans la cavité kystique, témoignent de leur rôle important dans l’évolu: tion de la lésion et le nettoyage de la poche. Ils ne peuvent pas être les témoins passifs du pis inflammatoire, d’ailleurs relativement léger. tar

On pourrait penser que ces. éléments granuleux pourraient être des globules blancs chargés du contenu kysti-

que, qu ils évacuent vers les espaces lymphatiques. On en voit, en effet, dans les interstices les plus internes du plan

| fibreux en tout semblables aux corps granuleux libres dans

la cavité. Mais on ne les retrouve pas plus loin. Mile Lou-

rie dénie d’ailleurs toute mobilité aux corpuscules du colostrum. Cette explication mécanique n est t done pas satisfaisante. ( GE) / M. le professeur Grynfeltt nous à suggéré une autre bypothèse, d’après laquelle ces globules blancs agiraient ni ce contenu kystique par leurs produits solubles, par leurs liparès: Les transformations subies par les graisses les rendraient ainsi plus aisément assimilables ce qui pourrait

expliquer la régression Re du galactocèle quand. la

poche ne suppure pas.

En outre, les leucocytes agissent sur le: contenu gTais-

seux, en le digérant. Rien né dénote, en effet, que.les gout-

telettes des corps oranuleux soient captées en nature, mécaniquement. [1 semble plutôt que les leucocytes en absor. bent les éléments dans le magma kystique, et que leur chondriome en élabore la synthèse. Ces gouttelettes grais-

seuses subissent des modifications physico-chimiques se

traduisant par leur variation de volume, la diminution de leur. tension. superficielle. En effet, dans les formes âgées, elles fusionnent entre elles. Ace moment survient la dé-

su

sintégration des &o1: püscules avec mise en liberté des subs-

tances ainsi transformées. :

La guérison peut s'effectuer die par un autre pro-

cessus qui peut d’ailleurs coexister: l’envahissement de la: } \ LH

poche par le tissu conjonctif. ren [ n’y a pas d’é épithélium, pas même de vitrée, Aucune barrière ne s'oppose donc à l’ envahissement de la cavité par

les cellules conjonctives, qui se mêlent en certains endroits

étroitement aux corps granuleux du contenu, accompagnant souvent de petits vaisseaux capillaires. Le picro,

Va fibrilles collagènes qui englobent le tout. Cornil a décrit

un phénomène analogue dans l’organisation du. caillot MED brineux à l’intérieur des vaisseaux thrombosés.

‘I en résulte un treillis conjonctivo-vasculaire qui en-

serre dans ses mailles les Corps granuleux,)avant qu’ils

soient complètement développés. [ls continuent à ’accrottre et gênés ils se tassent fortement, s’applatissent les uns contre les autres et prennent un aspect épithéhoïde. Cette

invasion du conjonctif à la périphérie du magma kystique peut être considérée comme le début d’un processus sclé-

Teux qui tend à substituer un tissu de cicatrice au magma

graisseux de la poche.

En résumé la tumeur est constituée par un kyste, à paroi fibreuse, autour duquel est une zone de sclérose, due à un processus d’inflammation chronique. Le contenu est

formé par des éléments offrant la plus grande analogié

avec ceux du colostrum. C’est un kyste par rétention des produits élaborés par la glande mammaire, c'est done un galactocèle. En l’absence actuellement de toutes parois épithéliales, il est difficile d'affirmer que cette poche résulte de la dilatation d’un canal galactophore. Les acini glandulaires au contact ne présentent aucune trace de dila-

‘ noir naphtol de Curtis colore un réseau délicat de menmes :

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F : RU AS UT se 4 à À tation, tous en voie de régression physiologique, done la

portion séerétante n’a pas été touchée. Des diverticules très :

À réduits, ectasiés s'ouvrent par une large ouverture autour dela poche: ce sont des galactophores tributaires, ectasiés au niveau de leur embouchure. Forgett avec des soies de sanglier à pu cathétériser les canaux efférents du galactoie | é CNT ES v NT

! H paraît difficile, dans notre cas , dé ranger utte Cène

parmi les adénomes. C’est, en somme, une poche dilatée en

‘arrière d’un point/rétréci sur: les canaux galactophores à la’ suite d’un traumatisme qui à déclanché un processus Mflammatoire. Les expériences de Delbet sur la mamelle viennent à l’appui de ce fait: ume glande, dont on. lie le canal excréteur, est vouée à l’atrophie totale. Dans le ga-

lactocèle, 1? oblitération serait incomplète : c’est une dilata-

tion en arrière d’un point rétréci. On sait que les canaux execréteurs brusquement distendus, se rompent; au con-

traire, ils peuvent s’aggrandir du fait d’une distension

progressive et soutenue. Le galactocèle s'accroît à chaquè période de lactation. , Suivant l’expression de Betulle, il s’agit ici moins d'un

kyste glandul aire que d’une ectasio eanalieulaire, ce qu’a-

vait pressenti Güillette qui croyait que le ga lactocèle était |

une (varice des canaux galactophores ».

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