OBSERVATION V
(Résumé de l’Observation 1 de BRÉHIER)
M. P..., lieutenant de vaisseau retraité, entre le 14 mars 1874 à l’Hôpital de Brest, se plaignant de douleurs dans les membres inférieurs. Ces douleurs apparaissent depuis 5 ou 6 ans mais n’ont jamais été aussi vives. Dans les antécédents, on relève une crise
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rhumatismale peu grave en 1867, IL n’y a rien au cœur ni aux poumons.
Le pouls est à 96. Les douleurs siègent à la plante du pied. Les jambes sont tuméfiées. Pas de changement jusqu’au 2 avril.
A cette date, les pieds sont rouges, violacés à la face dorsale. É
La sensibilité du pied est émoussée. La réfrigération est complète.
Le 6 avril: Dyspnée et toux pendant la nuit. Expectoration abondante. A l’auscultation, râles de bronchite dans les deux poumons.
Le 7 avril: Apparition d’asphyxie aux deux mains.
La toux est plus opiniâtre, la respiration est plus laborieuse. Les crachats sont rouillés. Râles muqueux et humides des deux côtés.
Le 8 avril, la situation est inchangée.
Le 9, les crachats sont composés de sang noir ct visqueux.
(Bréhier quitte le service jusqu’au 24.)
Le 24 avril, le nez est pris.
Le 7 mai, la température des pieds est irès abaïissée. Des phlyctènes se forment à la face interne du deuxième orteil du pied droit. Le nez est glacé. Les phénomènes respiratoires sont au maximum. Mort le 26 mai. L’autopsie n’a pas été pratiquée.
L’observation suivante est de Nielsen.
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OBsERVATION VI (NIELSEN, 1878)
Une femme de 62 ans, épuisée par la misère, entre à l'hôpital pour une pneumonie gauche (20 mars 1877) qui guérit assez vite, mais empira encore l’état cachectique du sujet. Le 20 avril, début absolument brusque de douleurs intolérables dans les deux mains. Celles-ci, complètement blanches d’abord, prennent une teinte livide et enflent dans la même journée.
Le jour suivant, les pieds et les mains sont cyanosés, avec des taches bleues, œdémateuses. Les extrémités sont froides et douloureuses, les ongles violacés. Les pouls radial et tibial restent bien nets et réguliers; rien d’anormal dans les divers organes, ni sucre ni albumine dans les urines.
Après quelques jours, les douleurs diminuent. Mais il apparaît des phlyctènes sur les phalanges des doigts. Doigts et orteils se ratatinent, prennent une teinte bleue et deviennent absolument insensibles. Au bout de quinze jours, les extrémités des doigts sont dures comme du bois, les articulations immobiles.
Puis le sillon d’élimination se dessine; tous les doigts de la main doivent être successivement amputés un peu au-dessus du milieu de la première phalange. Les orteils sont désarticulés.
La guérison survient 8 mois après le début de la maladie.
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OBsERvVATION VII (SIDEY)
Enfant de huit mois présentant, à la suite d’une coqueluche, une gangrène symétrique de la face dorsale des deux mains. Fébricitant et agité, l’enfant présente le lendemain de l'atteinte des faces dorsales de ses mains, un cercle noir autour du pouce de chaque main.
Mort 12 heures après l’apparition de ce cercle.
L’autopsie n’a pas été pratiquée.
OBsERVATION VIII
(Cas observé par nous et publié par Ph. PAGnNrez, À. Puicner et N. Koanc dans le numéro du 18 novembre 1933 de la Presse Médicale.)
Une femme de 47 ans, syphilitique avec aortite, sujette depuis trois ou quatre ans aux poussées de bronchite, entre à Saint-Antoine le 11 février 1933 avec une broncho-pneumonie bilatérale, qui se complique rapidement d’une poussée de pyélonéphrite droite, avec réduction des urines, grosse pyurie et très forte azotémie ayant atteint 2 gr. 45.
Après quelques jours de situation très inquiétante, les phénomènes pulmonaires et urinaires régressent. L’azotémie va en diminuant lentement et régulièrement pour atteindre 0,30 le 15 avril.