‹ Sur un cas de grossesse péritonéale secondaireChapitre 10 sur 27 · L'ŒUF EST DANS LE PAVILLON À SON VOISINAGE AU NIVEAU DE L’OVAIRE · texte numérisé non relu

L'ŒUF EST DANS LE PAVILLON À SON VOISINAGE AU NIVEAU DE L’OVAIRE

Dans ces trois cas les faits seront simples. Dans les observations où l’on voit le sac foetal affecter un rapport étroit avec l’ostium tubo-abdomnal ou l'ovaire même, les anamnestiques témoignent fort bien que les débuts de la gestation furent très troublés par de fréquentes crises douloureuses du côté du basventre, crises accompagnées en général de pertes sanguines, coïncidant parfois avec l’expulsion de débris de caduque.

L’œuf « ovarien » est la plupart du temps localisé à la surface de l'organe et son expulsion, si, comme presque toujours, elle était suivie de sa mort, passerait inaperçue, les signes cliniques observés à cette occasion n'étant pas extrêmement marqués. N |

Quant à l’œuf, du pavillon ou du tiers externe de la trompe, s’il arrive à sortir vivant de son habitat et à continuer ailleurs son évolution, c’est qu’il avorte, mais qu’il avorte mal.

En effet, ses villosités avides de sang ont perforé des vaisseaux mal adaptés à ce but imprévu de nutrition qui leur est brusquement imposé. Puis leur développement les a obstrués. Elles ont plus tard subi une dégénérescence myxomateuse et une rétraction qui a débouché ces vaisseaux. I] y a eu hémorragie, par apoplexie extra-ovulaire, et l’œuf s’est décollé, il n'est plus noumi, il va mourir. Mais l’hémorragie qui, dans tant d’autres circonstances, lui est funeste, lui est ici favorable, l’ostium tubaire n’est pas encore obturé par la réaction périostiale que Bland-Sutton décrit si magistralement ; l’œuf glisse

Jai MAS EE

à la faveur d’une contraction tubaire. Comme de plus l’hémorragie en péritoine un peu septique (comme il faut qu’il soit pour détermimer une coagulation rapide du sang) a préparé à cet œuf un lit de néo-membranes qui s’agencent en un sac plus ou moins bien formé ; comme aussi la trompe gravide est, si elle est libre par en haut d’adhérences avec les anses intestinales, prolabée dans le cul de sac de Douglas, il devient très compréhensible que l’œuf se trouve dans des conditions aussi bonnes, sinon meilleures, disent les observations, que dans la trompe, pour poursuivre son évolution. Un point délicat reste à discuter dans cette circonstance. Certains auteurs ont prétendu que l'œuf pouvait émigrer dans le péritoine, son sac rompu, son placenta restant

adhérent à la trompe et suffisant à assurer sa nutrition pendant

toute son évolution.

Lawson-T'ait déclare la chose impossible, le foetus devant

être alors digéré par l’endothélium péritonéal. A cette explication dont la preuve formelle manque, nous ajoutons celle de la grande et bien connue intolérance de la trompe pour un placenta, aux besoins desquels elle cesse rapidement de pouvoir fournir et dont nous savons qu’elle fera tout pour se débarrasser ; et nous refusons, avec la plupart des auteurs, d'admettre la possibilité de la nutrition à distance d’un foetus si dépourvu de protection et sans relation avec la vie qu'une frêle tige funiculaire, l’unissant à un placenta dont les rapports avec la paroi tubaire deviendront chaque jour plus difficiles.

Etudions maintenant les conditions très voisines (bien que différentes d’aspect) de celles que nous venons d'indiquer, dans lesquelles l’œuf, plus profondément engagé dans le canal tubaire, ne peut revenir en arrière, fixé dans la dilatation que son volume a déterminée, retenu d’autre part par la coalescence des franges du pavillon. Nous avons longuement examiné les

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