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les néo-membranes que lui a fournies 1 hémorragie hbératrice. Ces néo-membranes, plus ou moins épaisses, se vascularisent, adhèrent fortement aux organes voisins que nous savons être le plus fréquemment les anses intestinales et le méso-colon iliaque (puisque nous envisageons le cas le plus commun de grossesse secondaire à début pelvien). L'’œuf joue là le rôle d’excitant d’un processus de péritonite plastique dont il est le centre et qui l’emprisonne. Un peu au hasard, des anses intestinales forment, adhérant entre elles un fragment de paroi kystique qui s’adosse pour clore la cavité à la paroi pelvienne, à la vessie, au ligament large. Le péritone qui recouvre ces organes est vite parcouru par de nombreuses et importantes néo-formations vasculaires absolument comparables à celles que nous avons vues se développer au niveau du kyste tubaire primitif et dont la déchirure, soit au cours de l’évolution même de la grossesse, soit au cours de l'intervention, sera un grand danger, d'autant plus grave d'ailleurs que l'évolution du placenta viendra encore compliquer le tableau.
En effet, ce placenta n’a rien perdu de ses qualités d’adhérence et d’avidité qui ont déjà déterminé l’exulcération du kyste tubaire primitif et l'expulsion de l’œuf. Dans les nouvelles conditions où il se trouve placé, il augmente de volume, s'étale largement et irrégulièrement à la surface intérieure du sac, envoyant partout des cotylédons aberrants, enfonçant ses villosités dans les néo-vaisseaux, tandis que s’ébauche sur la surface de cette insertion une réaction déciduale de l’endothélium péritonéal, réaction caractérisée par des trainées de grosses cellules polygonales en tous points comparables à celles qui constituent la decidua uteri.
Nous voici donc au point de rencontre de deux séries de faits. D'un côté, l’œuf s’est échappé par l’ostium tubaire, d’un
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autre côté c’est par une ouverture artificielle qu'il a été mis en liberté. |
A partir de ce moment, sa destinée sera univoque.
La plupart du temps, les adhérences déterminées par les suffusions sanguines des nombreuses petites apoplexies extraovulaires qui ont précédé soit l’exulcération tubaire définitive, soit l’expulsion tubo-abdominale, empêchent l’œuf d'aller beaucoup plus loin. Aussi le voyons-nous presque toujours se fixer au voisinage immédiat de son habitat primitif, c’est-à-dire sur le péritome pelvien et surtout les culs-de-sac péri-utérins, celui de Douglas en premier lieu. On le trouve également inséré, partie sur une trompe, partie sur le méso-colon iliaque ou sur les anses intestinales, ou encore sur le fond de l'utérus. I] n’est pas exceptionnel de le voir implanté assez haut sur les parois pelviennes. Îl est beaucoup plus rare de le rencontrer en d’autres points, et l’on cite comme tout à fait extraordinaires le fait de Seligmann qui vit un œuf secondairement greffé à Ja face inférieure du foie, celui de Lane qui en découvrit un dans la région lombaire.