‹ Sur un cas de hématomes spontanésChapitre 5 sur 8 · PRE ES · texte numérisé non relu

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(vaso-dilatateurs) contenus dans les racines spinales postérieures. Pour que cette hypothèse fut valable il faudrait que la présence des filets vaso-moteurs dans les racines postérieures fût établie. Or, l’on sait que presque tous les physiologistes (Claude Bernard, Sthiff, Vulpian) sont d'accord pour admettre que les nerfs vaso-moteurs qui émanent de la moelle, empruntent la voie des racines antérieures. Il existe cependant des expériences de Brown-Sequart qui tendraient à faire admettre que les racines postérieures elles aussi renferment des filets vaso-moteurs. »

L'hypothèse attribuant à des troubles vaso-moteurs les hémorragies tabétiques est actuellement admise par la plupart des auteurs. M. Lerat, dans sa thèse sur les « Hémoptysies au cours du tabès », écrit : « C’est à un trouble vaso-moteur que seraient attribuables les hémorragies tabétiques signalées par nous. Avant toute autre explication il est bon de rappeler quel est le système qui préside directement à l’innervation des vaisseaux, on sait aujourd'hui que c’est le système du nerf grand sympathique, ce nerf de la vie végétative, qui disperse pour la plus grande part l’innervation vasculaire. Cela veut-il dire que le nerf trisplanchnique doive être nécessairement lésé pour que les phénomènes vitaux placés sous sa dépendance se trouvent perturbés ? Nullement. Autrement nous serions bien en peine le plus souvent d'expliquer les hémorragies tabétiques, puisque, ainsi que nous l'avons écrit

dans notre résumé d'anatomie pathologique de l’ataxie progressive, très rarement le sympathique est touché dans sa constitution anatomique chez les alaxiques et que ces lésions sont bien peu caractéristiques quand il s’en trouve quelqu'une ».

Après avoir donné du nerf grand sympathique la définition suivante : « Le nerf grand sympathique est un nerf périphérique. Considéré anatomiquement il prend ses racines dans l'encéphale, le bulbe et la moelle ; son tronc forme une sorte de chaîne sur le trajet de laquelle sont placés, de distance en distance des ganglions où aboutissent des branches afférentes (rami-communicantes) qui les mettent en communication avec les nerfs périphériques correspondants et d’où partent des branches efférentes qui vont se rendre aux viscères thoraciques abdominaux et pelviens ainsi que presque tous les vaisseaux. Considéré physiologiquement il puise son influx nerveux dans le système cérébro-spinal et l’accumule dans les ganglions pour le distribuer d'une façon régulière et continue ». Après avoir donné cette définition un peu longue, M. Lerat dit : « Il devient. alors facile, à notre avis, de comprendre qu’une lésion ou une altération des éléments de l’axe cérébro-spinal survenant, celle-ci retentisse directement sur le grand sympathique. Ne recevant plus son influx nerveux d’une façon régulière, ses gagnelions épuisent leur activité habituelle, l'influence conservatrice temporaire de

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