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mois environ après l'accident... A l'autopsie, on ne trouva mi fracture ni luxation. Mobilité anormale entre les 3°, 4° et 5° vertèbres cervicales ; les disques intervertébraux étaient flasques et mous, sans résistance ; les méninges intactes mais injectées; la moelle ramollie, déprimée et congestionnée, S'affaissait sur la table. Les grands ligaments antérieur et postérieur étaient lâches, commes'ils avaient subi un fort tiraillement ; la plupart des autres étaient déchirés partiellement ou tiraillés. D'après Flückiger, il y avait eu une luxation, mais qui s'était réduite immédiatement, gràce aux ligaments restés intacts. Mais lorsque tous les moyens d'union ont été rompus, il eroit à la possibilité de la réduction spontanée, car, dit-il, « de tels désordres médullaires ne peuvent s'expliquer que par un déplacement considérable; et comme on ne trouve aucun changement dans les rapports des segments vertébraux, il faut bien admettre qu’à un moment donné un de ces segments s'est déplacé, a causé ces désordres et a repris ensuite sa place ».
Nous concluons, avec Flückiger et Halipré, en admettant, dans certains cas spéciaux, l'existence de ces luxations temporaires, cause des lésions médullaires 1rréparables et dont il parail impossible sur le vivant de poser le diagnostic... Nous ajoutons qu'il nous paraît possible qu'on ait quelquefois, méconnu ces luxations el qu'on ait attribué à toute autre mécanisme qu'au vrai, la cause réelle et directe de la lésion du névraxe.