NET
Ce syndrôme s’observe généralement chez les malades
qui viennent de débarquer, il se produit parfois moins de trois semaines après leur arrivée dans la région palustre, mais il peut atteindre aussi, et c’est le cas de notre ma- Jade, les individus au stade de paludisme secondaire. Il peut revêtir une forme grave simulant alors une fièvre typhoïde, il peut rester au contraire très discret, ne se traduisant que par ce qu’il est convenu d’appeler courbature fébrile:
Le malade, avant de présenter de la fièvre, éprouve
- pendant une courte période podromique de trois ou quatre
jours des malaises imprécis, de la céphalie, une sensation de fatigue musculaire, il perd l’appétit. Il attribue généralement ces troubles à la chaleur ou au surmenage, souvent même il n’y apporte aucune attention et l’affec-
. tion semble débuter brusquement par de petits frissonne-
ments, une poussée thermique, une sensation de chaleur. Le sujet se plaint alors d’une courbature accentuée, généralisée dans les membres, de douleurs lombaires et épigastriques. La céphalie dont il souffre le matin, va s’aggravant le soir. L’anorexie est absolue, la langue sale et pâteuse, l’état vertigineux et nauseux est constant, les vomissements sont fréquents. La constipation est de règle, on peut noter quelquefois un peu de diarrhée sans caractère précis.
Pour les fièvres de première infection, l’examen viscéral né révèle rien de net; l’appareil respiratoire est normal, le ventre n’est ni ballonné, ni douloureux, le foie ne déborde pas, mais la rate est certainement augmentée de volume. Toutefois, la splemomegalie est discrète, ana-
logue à celle de la dithienenterie. Mais dans les cas de paludisme secondaire ou dans les réveils de paludisme
chronique, la rate est très grosse et dure et Us la base du diagnostic.
Mais, à côté de ce syndrôme d’embarras gastrique, on peut observer des syndrômes typhoïdes, gastro-bilieux, surTÉNaux, intéstinaux, cachectiques, pulmonaires, cardio-vasculaires, rénaux, nerveux, et d'autre part des
‘formes frustres et larvées. Je crois que notre malade rentre dans ce cas, ayant subi une forme d’invasion atté- nuée ou larvée, mais de toute façon inaperçue, il a fait une forme latente et prolongée de l'infection malarienne
qui s’est réveillée plus tard après une pérIQNe d’une durée indéterminée.
Dans ces formes atténuées d’invasion, le sujet n’est
- pas obligé de s’aliter, il éprouve simplement, pendant une
période en général assez courte, mais qui peut varier de
quatre à six jours, un sentiment de lassitude anormale, d’asthénie qu'il attribue à la chaleur de l'été. En même
temps que cette fatigue anormale, il y a des troubles di-
gestifs notables, état nauseux, anorémie, de la céphalie. Ils peuvent être si atténués qu'ils passent inaperçus.
Ces formes atténuées de l'infection malarienne, telles qu'elles se rencontrent en Europe chez les adultes, sont de constatation fréquente aux colonies pour tous: les, âges. Toute cette partie peut échapper à HR L directe du médecin. Il est tenté de faire dater la maladie de la période où le patient se confie à ses soins et qui est celle des déterminations des phases lointaines.
k TT" £ . s < fl É at A LR dr le 1 ds de tré à mé bird attéééiotani t