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D'autre part, les phénomènes concomitants du côté des organes digestifs, du côté des centres nerveux, du côté des sens et de la sensibilité générale varient suivant les individus ; chacun fait sa fièvre à sa façon.
Par exemple chez les alcooliques latents et avérés, le début des accès s’accompagne de vomissements abondants, acides, quelque peu bilieux et parfois d’une véritable intolérance gastrique; quand l’intoxication est causée par l’usage abusif des boissons riches en essence, l’excitation est grande et l’agitation incessante.
Chez les rhumatisants, ce sont les phénomènes arthologiques qui dominent. Quand il existe une tare quelconque du côté du cœur ou des poumons, les malades présentent des phénomènes de dyspnée ou d’anxiété pecordiale. Chez un diarrhéique ou un dysentérique, le flux intestinal s’exagère, il peut apparaître ou disparaître avec la crise fébrile.
A côté du paludisme brusque, on constate assez fréquemment des manifestations larvées où les manifestations symptômatiques de la maladie sont méconnaissables. La fièvre, bien que souvent niée, ne fait pas absolument défaut, mais il faut la rechercher car elle est ébauchée et très écourtée. Elle peut avoir disparu quand la symptomatologie concomitente attire l’attention du médecin. Le cas se réduit presque aux sensations éprouvées par le médecin. Les stades de frisson et de chaleur se trouvent eux-mêmes ébauchés, mais en revanche les sueurs sont souvent abondantes et prolongées, elles se traduisent au minimum par une moiteur.
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