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ment grammaticale et elle ne devrait pas trouver sa place dans une Société chirurgicale.
M. BRocA. — Je pense au contraire très nettement que ma discussion est beaucoup plus chirurgicale que grammaticale.
Cette restriction bien posée, nous allons passer en revue les cas de patellectomie découverts dans la littérature chirurgicale de guerre.
Dans la Presse Médicale, en 1915, le Docteur Chaput publie deux articles sur le traitement des arthrites suppurées du genou et recommande « d’enlever les os malades, c’est-à-dire la rotule si elle est atteinte... » mais ne nous apporte aucune observation.
Dans la même Revue, MM. Léon Bérard et Barjavel recommandent l’ablation des rotules multifracturées, mais leur article tend plutôt à prouver les avantages de la résection précoce sur le drainage par arthrotomie.
Dès 1916, la Société de Chirurgie s'occupe de la
question très controversée des plaies du genou par projectiles de guerre, et c’est dans ses annales que nous allons, dès lors, trouver les observations qui nous intéressent.
En mai 1916, Le Filiâtre fait une communication portant sur 51 cas de lésions articulaires. Il a fait quatre arthrotomies avec résection de la rotule et a obtenu « trois guérisons », le quatrième cas s'étant terminé par une amputation.
Tanton, Alquier et Villemin, en novembre 1916, communiquent 23 cas de blessures du genou, dont
rade
trois ont été traitées par la patellectomie dans les conditions que voici.
Un premier blessé, touché par un éclat de srenade, est opéré six heures après. Le fragment, après avoir traversé les parties molles, a déchiré un ménisque et s’est logé dans le plateau tibial. Le chirurgien fait l’arthrotomie en U, extrait le projectile, curette le foyer osseux, referme la synoviale et suture le tendon du quadriceps. Deux jours après, la température monte à 39°. Nouvelle intervention qui comporte une patellectomie sous-périostée avec synovectomie. Un mois après, le blessé est évacué et le chirurgien note « Guérison complète. Le genou a conservé une certaine mobilité. » Pourauoi la patellectomie a-t-elle été pratiquée dans un second temps? La rotule n'étant pas atteinte, 1l est probable que c’est en vue d’assurer un meilleur drainage.
Un autre blessé a eu les deux tiers de sa rotule fracassés par un éclat d’obus. Il est opéré seize heures après sa blessure. Patellectomie sous-périostée. Le blessé est évacué deux mois après. Son genou « est dans un état parfait », ses mouvements « ont une amplitude de 70 à 80° ». Il n’est pas parlé de l’extension active.
Le troisième blessé a reçu deux éclats d’obus dans le même genou. La rotule est fracassée, un des condyles à été réduit en plusieurs fragments, la synoviale a été largement déchirée. Le chirurgien intervient dix ‘heures après. Il fait la patellectomie sous-périostée, la synovectomie, l’extraction du projectile et des débris
osseux, le curettage du foyer de fracture du condyle.
Onze mois après, le blessé est évacué « avec une fracture consolidée et fermée, et un genou présentant queiques mouvements ».
Le même jour, Pierre Duval apporte quarante et une observations de plaies du genou, dont trois fractures de ia rotule, fractures comminutives isolées qui sont traitées par la patellectomie. Ces observations offrent peu d'intérêt pour nous : Pierre Duval se contente de noter qu'au quinzième jour le genou « est dans un état parfait et mobile ».
En janvier 1917, Henri Rouvillois, Basset, Guillaume-Louis et Pédeprade déposent un important travail portant sur 197 blessures du genou. Deux cas se rapportent à des fractures comminutives isolées de la rotule, Ils sont traités par la patellectomie, le premier sept heures, le deuxième seize heures après la blessure, et ies éclats d’obus extraits. Le premier blessé est évacué deux mois après : « la flexion du genou et la marche se sont beaucoup améliorées ». Le deuxième quitte l’ambulance un mois après son opération. « H lève facilement la jambe en extension et peut faire un peu de flexion du genou ». Trois mois après, il écrit à son chirurgien que « la flexion du genou : fait de orands progrès ». Dans la même cominanication, les auteurs rapportent trois cas de fractures comrinutives de la rotule mais compliquées de fractures des grands os. Ici encore ils ont pratiqué la patellectomie ; ils ne nous donrent que les résultats immédiats qui sont bons, mais ron point les résultats éloignés fonctionnels.
En mars 1917, Pierre Mocquot et Raoul Monot
apportent à la Société de Chirurgie, entre autres bles-