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Dans deux cas seulement sur dix, le quadriceps du côté opéré s'est montré inférieur à son opposé. Dans un premier cas, il s'agissait d’un sujet de 22 ans qui, après un premier cerclage de rotule fracturée, en avait subi un deuxième à la suite d’une fracture itérative. Après cette deuxième opération, le blessé souffre, il a la jambe raide. La radiographie met en évidence un mauvais affrontement des fragments. Brooke fait une excision de la patelle, qui amène la guérison, et, quaranté jours après, le malade qui ne souffre plus peut reprendre son travail. Brooke rejette le déficit musculaire sur les précédentes opérations. Quant au deuxième cas, Brooke prétend que l’examen dynamométrique a suivi de trop près l'opération ; il admet, en effet, que le quadriceps perd de sa force après l’accident et qu'il ne la récupère que progressivement. Il prétend que la puissance du muscle revient en totalité en un à deux ans, suivant l'intensité d’exercice qu'impose au blessé son travail.
Pouvons-nous admettre que la force du quadriceps puisse devenir supérieure à ce qu'elle était avant l'opération ? Nous ne mettons pas en doute la bonne foi de l’auteur, mais nous pouvons soupçonner la valeur des expériences dynamométriques. D'après les chiffres mêmes donnés par Brooke, les différences sont très sensibles d’un expérimentateur à l’autre. C’est ainsi que, pour un même quadriceps, les mensurations varient de 8 livres anglaises, d’un opérateur à l’autie. 8 livres, sur un chiffre moyen de 50 livres, c'est érorme : cela fait une différence d’un sixième.
Or, les différences trouvées entre les deux quadriceps,