‹ Sur un cas de patellectomieChapitre 27 sur 46 · LOS · texte numérisé non relu

LOS

. Li L taire ? Nous posons la question sans y répondre, c est

aux faits de parler.

Revenons en France. En 1938, les bulletins de l’Académie de Chirurgie nous rapportent deux cas de rotulectomie avec leurs résultats fonctionnels éloignés.

L'observation de Mialaret, du 30 novembre, concerne une femme de soixante ans qui a été renversée sur la voie publique et qu’on amène à l'hôpital porteuse, entre autres blessures, d’une fracture ouverte de la rotule. I] ne s'écoule que deux heures entre l accident et l'opération. La fracture est verticale, sans déplacement notable des fragments, mais Îles ailerons sont déchirés et la continuité tendineuse prérotulienne est rompue, les fibres étant déchiquetées. Mialaret nettoie l'articulation, répare les ailerons et doit, pour combler la brèche créée dans le tendon du quadriceps, faire une greffe tendineuse. I] utilise pour cela « des tendons conservés et destinés aux greffes tendineuses ». [Il nous a semblé que c'était là une heureuse modification au procédé de Brooke qui prélève, comme nous avons vu, un lambeau de fascia lata et crée, pour l'avoir, une deuxième plaie. Il n’est pas fait de drainage.

La guérison est rapide, la malade récupère en peu de temps ses mouvements, Au bout d’un mois, l’extension active est presque totale. Au bout de deux mois, la blessée « marche, monte et descend les escaliers ». L'examen pratiqué quatre mois après confirme ces heureux résultats et la malade « s’estime très satis-

faite d’avoir récupéré une activité suffisante quoique restreinte ».

La restauration n'est cependant pas partaite. « L’extension active de la jambe ne dépasse pas 140”, l’atrophie reste de 5 cm. malgré les massages ». Mialaret attribue la limitation de l’extension à l’adhérence de la cicatrice aux plans musculaires profonds. Il faut bien dire que le cas n’était pas idéal : la blessée est entrée à l'hôpital porteuse de plaies multiples, et dans le coma dont elle est sortie avec une hémiplégie gauche qui a guéri par la suite et dont « elle a gardé une idéation confuse ». Elle ne paraît pas s'être pliée docilement aux traitements pas plus qu'aux examens ultérieurs.

Hepp n’a obtenu, lui aussi, que des résultats limités. Les conditions de son opération paraissent cependant plus favorables que celles du cas de Mialaret. Son sujet n'a que quarante ans ; la fracture multifragmentaire est fermée. Il existe toutefois un déplacement important dans le sens latéral, qui implique une large déchirure des ailerons. La réparation de ceux-ci est cependant possible, Hepp l’exécute par simples points en U à la soie.

Le rétablissement des fonctions paraît s'être effectué difficilement. « Après une immobilisation rigoureuse de 20 jours, le blessé fut autorisé à se lever et à marcher, la jambe en extension ». L'observation ne nous dit pas à quel moment a commencé la mobilisation active. Elle ne nous renseigne que sur la durée

du massage et de la mobilisation qui ont été poursui-

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