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vis pendant quatre mois. Malgré ces efforts persévérants, le déficit fonctionnel reste important. Si l’extension est complète (encore ne sommes-nous pas renseignés sur sa puissance), la flexion est limitée à 90”. Si le blessé monte facilement les escaliers, il a quelque peine à les descendre. S'il peut faire sans fatigue plusieurs kilomètres par jour, il est dans l'impossibilité de courir plus de quelques mètres. Aussi la conclusion de Hepp est-elle peu enthousiaste : « Les faits nous autorisent à conclure que, si l’ablation de la rotule n’est qu’un expédient à n'utiliser qu'exceptivonnellement dans les fractures de cet os. elle est cependant un acte moins déraisonnable qu'on ne l’imaginerait, à la condition d’être pratiquée sous le couvert d’une technique minutieuse de reconstitution tendinéo-ligamentaire et suivie de soins postopératcires judicieux ».
L'accord paraît s'être fait aisément à l’Académie de Chirurgie sur ces conclusions restrictives et peu encourageantes de Hepp. Et le rapporteur, Antoine Basset, de surenchérir : « Si la patellectomie est compatible avec un résultat fonctionnel satisfaisant, elle reste cependant un expédient dont l'usage exceptionnel ne se justifie que dans les rares cas de fracture de la rotule où le nombre des fragments, leur petitesse, leur écartement, rendent la coaptation aléatoire et donnent à l'opérateur la conviction que l’ablation complète est préférable à la conservation à outrance ». Raymond Grégoire intervient dans la discussion et ajoute : « Sans doute est-il possible de marcker sans rotuie, mais, le plus souvent, marcher convenable-
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ment est impossible ». Et c’est ici qu’il rappelle l’observation de Delrez.
C'est contre la condamnation portée par des juges aussi autorisés qu il nous faut tenter de réhabiliter la patellectomie ; nous pensons pouvoir le faire grâce à deux observations dont une seule suffirait à étayer notre défense. Nous nous en voudrions de ne pas rapporter ces deux observations très précises dans leur intégrité.
Communication faite au Congrès de Chirurgie suisse, à Lausanne, le 13 mai 1939, bar le Docteur Jacques Roux, de Lausanne.
Mme H. Simone, 27 ans, est victime d’un accident, le 19 septembre 1938, à bicyclette, sur la route, elle entre en collision avec un motocycliste, le résultat est, pour notre accidentée, une vaste plaie articulaire sur la face antérieure du genou droit, le tendon prérotulien et une partie des ailerons sont déchirés, la rotule est fracturée par le milieu, toutefois la moitié supérieure de la dite rotule reste soudée au tendon du quadriceps, tandis que sa moitié inférieure n’est qu'un amas de multiples petits fragments absolument kbres de toute connexion avec les parties molles.
L'opération est faite une heure et demie après l'accident, le Docteur Jacques Roux fait le parage de la plaie, l'ébimination des multiples fragments qui constituent la moitié inférieure de la rotule, puis l'excision de la moitié supérieure. La déchirure des ailerons et du tendon pré-rotulien est réparée avec des fils de soie. Drainage sous-cutané, suture de la peau. Immobilisation sur attelle pendant dix jours. Guérison de la plaie per primam. Après l'opération,
fièvre pendant un mois sans autre explication que la réac-