‹ Sur un cas de patellectomieChapitre 34 sur 46 · HET TRES · texte numérisé non relu

HET TRES

fait hésiter le chirurgien qui ne se décide à enlever la rotule qu'à l’idée « qu'en prévoyant le pire, c’est-àdire l’ankylose, une jambe raide valait mieux que le membre important actuel ». Et cependant, « peu à peu, la malade reprend une vie normale, ayant retrouvé tous les mouvements de son articulation, malgré l’absence de rotule ».

Nous objectera-t-on enfin que le blessé peut avoir besoin d’une reconstitution intécrale de son senou? Ce peut être une danseuse dont l'art est de faire des pointes, un professionnel du ski, un gymnaste. Ce peut être plus simplement un amateur de sports qui peut tenir à ce que possibilité entière lui soit laissée de se livrer à ses passe-temps favoris. Ajouteronsnous (l’objection nous a été faite) que la rotulectomie apporte à la danseuse une déformation que nos conceptions (disons actuelles pour faire plaisir aux partisans de la disparition inévitable de la rotule), de la plastique féminine nous obligent à considérer comme disgracieuse ? Ces cas sont à envisacer ; ils peuvent se présenter avec une fréquence relative aux chirurgiens : nous savons que\les exercices violents sont une cause prédisposante, et parfois efficiente, des fractures de la patelle. Nous répondrons que d’autres tentatives devront montrer si, oui ou non, l’ablation de la rotule provoque une impossibilité, absolue ou relative, à l'exécution de certains mouvements athlétiques. Nous avons fondé cette impossibil'té sur des preuves plus théoriques qu'expérimentales ; or, en mécanique humaine, la théorie doit céder le pas à l'ex

périence. Nous ajouterons qu'il est toujours des cas

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