‹ Sur un cas de patellectomieChapitre 41 sur 46 · FOTO PE PRE TRUE · texte numérisé non relu

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REA, PARRE

tiques, on pourrait peut-être soutenir que la patellectomie permettrait de parer à une ostéite toujours possible et de nettoyer plus à fond l'articulation grâce au jour plus grand que donne l’ablation de la rotule.

Dans les cas tardifs, l’ostéite inévitable, la nécessité de nettoyer au mieux la synoviale et de se donner, dans ce but, tout le jour compatible avec une restitution fonctionnelle parfaite, commandent indiscutablement l’ablation de l’os devenu septique. Ce sont ces considérations qui ont amené M. le Professeur Leclerc à faire la rotulectomie et nous voyons que son opéré s’en est trouvé bien. Eût-1l agi autrement, c'eût été courir à une ostéite certaine, à une arthrite probable dont la terminaison aurait peut-être été l’ankylose.

c) LES FRACTURES PATHOLOGIQUES

Les fractures spontanées dont Le Dentu a fait une

étude très complète dans le Bulletin de l’Académie

de Médecine du 26 novembre 1912, relèvent, avant tout, de l’ostéoporose tabétique et de l’ostéoporose sénile. Elles n’ont guère tendance à évoluer vers une bonne consolidation, si on les opère de la manière classique. Le Dentu dit lui-même que cerclage ou suture, par la raréfaction osseuse qui se produit autour du matériel de suture, aboutissent à la rupture des fils. Il n’est pas douteux que la patellectomie apporte une solution élégante à ce problème et donne plus vite un résultat meilleur.

Il faut rapprocher des fractures pathologiques les

= Où —

fractures itératives. La proportion en est assez élevée : 10 à 15 % des rotules fracturées suivant Maisonnet. C'est un pourcentage important. Nous savons que ces fractures itératives ne dépendent pas. toujours d’une ostéoporose telle que la donne le tabès par exemple, et que la plupart sont la conséquence d’un premier truitement mal fait. Nous savons aussi que ces fractures itératives ont été traitées parfois, avec succès, par cerclage. Au cours de nos lectures, nous en avons retrouvé plusieurs exemples. Mais n'y aurait-il pas intérêt à enlever ces rotules déficitaires et à prévenir ainsi une nouvelle fracture qui reste toujours à craindre ? Les résultats fonctionnels que nous avons exposés autorisent à répondre affirmativement à cette question.

d) LES FRACTURES ANCIENNES DE LA ROTULE-

C'est encore par la patellectomie que devraient être traités certains cals fibreux. Déjà Chaput l'avait conseillée comme l'unique traitement possible des rotules déformées, augmentées de volume.

Les cals fibreux longs : cals de 2 à 5 em., limitant la flexion par butée du fragment supérieur rotulien sur les condyles, et les cals de plus de 5 cm. s’accom. pagnant de mauvais résultats fonctionnels, devront être traités par la suppression des fibres inter-frasmentaires et la reconstitution de la continuité tendon et ligament rotuliens. Faut-il ou non garder la rotule ? Jusqu'ici les chirurgiens sont d’accord pour

réunir les deux fragments dont ils avivent les bords.

Biron: LL

Les cas qui nous sont relatés sont autant de succès. En est-il toujours ainsi ? [] ne nous semble pas impossible d'envisager l’ablation des fragments et la reconstitution du faisceau ligamentaire prérotulien. Dans les divers cas que nous venons d’envisager les indicaticns de patellectomie découlent plus de considérations théoriques que de faits. Elles demanderont

SEA . , ,. pe à être sanctionnées par l'expérience.

La patellectomie dans les lésions inflammatoires.

a) LA TUBERCULOSE PRIMITIVE DE LA ROTULE

Nous avons déjà vu que dès 1894 Ménard traite trois de ses six malades atteints de tuberculose primitive de la rotule par la patellectomie sous-périostée Il en obtient la guérison du foyer tuberculeux. Reprenons ces observations avec quelques détails.

La première malade de Ménard, .une fillette de cinq ans, présente trois fistulettes en avant du tendon rotulien. Ménard fait un appareil plâtré, mais, au bout de neuf mois, apparaît un abcès dans le creux poplité. Ün traitement modificateur dans le trajet n'apporte aucune amélioration. À l'examen, le culde-sac sous-quadricipital paraît rempli de fongosités. Ménard se décide à faire, étant donné l’âge de la petite malade, une patellectomie sous-périostée doublée d’une synovectomie. La guérison est obtenue et l'enfant commence à marcher quelques mois après.

La deuxième malade, âgée de six ans, se présente

avec une hydarthrose du genou droit et, en avant de

la rotule, une cicatrice longue de cinq centimètres, sur laquelle Ménard ne peut avoir de renseignements auprès de la malade et qu'il attribue selon toute vraisemblance à l’incision ancienne d’un abcès prérotulien. Traitement par gouttière plâtrée. La persistance de l’hydarthrose conduit Ménard à faire l’ablation de la rotule qu’il soupçonne être le sièse du foyer primitif. Il fait en même temps le curettage de la synoviale. La petite malade guérit en quelques mois de son arthrite avec des résultats fonctionnels satisfaisants encore qu'incomplets.

L'enfant de onze ans présentée dans la troisième observation souffre de son genou depuis longtemps et se présente à Ménard avec un abcès froid prêt à s'ouvrir à la peau. Âu cours de la patellectomie, Ménard constate que le foyer rotulien communique par un pertuis du cartilage avec la cavité articulaire. L'opération est complétée par un curettage de la synoviale. La guérison du foyer est, par la suite, complète.

Nous avons retrouvé d’autres observations de tuberculose primitive traitée de façon identique : l’une de Broca concernant un enfant de treize ans. Le cas paraît idéal. Seule la rotule est douloureuse, les mouvements sont libres sauf l'hyperflexion et le genou paraît sain. [] y a toutefois une certaine atrophie du quadriceps. Broca fait la patellectomie sous-périostée le 27 octobre 1907. La synoviale paraît indemne et n'est pas traitée. L'opération est suivie d’une mise en plâtre : quatre mois après, le foyer paraît guéri mais la malade ne marche pas encore.

Küss traite de même un cas de tuberculose rotu-

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