‹ Sur un cas de patellectomieChapitre 42 sur 46 · LS D · texte numérisé non relu

LS D

lienne chez un adulte, par l’ablation de l'os, et conduit son malade à la guérison. Dans la thèse de son élève Matry, il donne des conclusions très fermes sur la: façon de traiter la tuberculose rotulienne primitive

« Au-dessus de douze ans environ, la rotule, ayant achevé son développement complet, devra être enlevée totalement » : « au-dessous de douze ans, la rotule est enccre plus ou moins cartilagineuse et la technique doit être modifiée dé façon à conserver du cartilage d'ossification, ce qui permet d'espérer une reproduction de la rotule ». |

La patellectomie semble donc être un traitement fréquent, sinon habituel dans la tuberculose primitive de la rotule. Faut-il l'appliquer systématiquement ? Tout dépend de l’évolution des lésions. Ces lésions sont presque constamment circonscrites et forment des cavernes de siège variable.

Suivant les cas? elles évolueront en avant, fusant sous la peau et sur les côtés de la rotule ou en arrière, envahissant l'articulation. Mais, dans ce dernier cas, l’atteinte articulaire est toujours tardive et habituellement bénigne. En outre, elle est souvent limitée dans son étendue. En particulier, fréquemment l'atteinte synoviale a été trouvée limitée, à l'opération, au cul-desac quadricipital. [Il n’y a pas là de quoi nous étonner, si nous nous reportons à l'étude de Gegenbaur sur les synoviales du genou. Cet auteur a démontré que, chez le fœtus, il y a deux cavités articulaires distinctes, l’une condylo-tibiale, l’autre trochléo-rotulienne avec une expansion sous le quadriceps. Cette

disposition peut persister chez l'adulte. Mais, généra-

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