APPAREILLAGE DE REMPLACEMENT OU PROTHÈSE
Appareil du maæillaire supérieur :
Nous décrirons premièrement l'appareil du maxil- Jaire supérieur, appareil précieux en l’occurrence puisqu'il fournit un plan antagoniste pour l'appareil du bas.
Cet appareil fut beaucoup plus facile à réaliser que celui du bas, car nous avions là une base fixe el les deux dents restantes pouvaient servir à la contention par l'intermédiaire de deux crochets métalliques. La voûte palatine, malgré le côté gauche comblé par la plastique, mais possédant encore un fragment csseux de la tubérosité, put facilement recevoir la plaque de vulcanite. Comme dents artificielles, nous avons mis de droite à gauche une molaire, les deux prémolaires, une canine légèrement diminuée de hauteur et quatre incisives. À partir de la région de l’incisive latérale gauche, lappareil se prolongeait par un rebord en vulcanite comblant le rebord alvéolaire reséqué et s'appuyant finalement sur Île reste de là tubérosité. Ces dents et ce rebord alvéolaire servaient évidemment à rétablir un articulé et permettait une mastication ; mais, formant aussi heurtoir, ils s’opposaient ainsi à l’ascension des fragments mandibulaires du maxillaire inférieur.
RE * gene
Appareil du maæillaire inférieur :
Nous décrirons maintenant la prothèse du maxillaire ‘inférieur, mais auparavant nous rappellerons brièvement les données du problème.
Comme sustentation nous avions deux bases à mou-
vements discordants : l'une à peu près fixe, à peu près normale dans les mouvements d'ouverture et de fermeture de la mâchoire, qui était le fragment droit ; l’autre formé par le petit fragment mobile dans le sens transversal et qui continuait son mouvement d’ascen-
___sion, alors même que le grand fragment arrivait dans un plan d'occlusion factice (factice, puisque changé après la mise en place de l'appareil du haut), le petit
- fragment n'étant pas arrêté par le maxillaire supérieur, celui-ci étant inexistant à cet endroit.
Par conséquent, la prothèse fixe (bridge) était absolument contre-indiquée, à cause du manque de piliers et surtout à cause de la pseudarthrose. On conçoit aisément que l’on ne peut solidariser deux moignons présentant des mouvements différents. Dans le cas présent, chez cet édenté, seule la prothèse mobile répon-
dait aux buts recherchés.
= Par conséquent, en présence des difficultés créées . par le manque de synergie et par la mobilité des moignons, nous avons fait faire une prothèse amovible en vulcanile après les essais suivants.
Nous avons pris séparément et successivement deux empreintes partielles : dans un premier temps, le blessé
a mordu sur le grand fragment, puis sur le petit frag-
Haas
ment. Nous avons ainsi pu constater la façon dont se comportait les fragments lors de l’occlusion.
En partant de ces deux empreintes, nous avons fait confectionner deux selles en vulcanite emboîtant chaque moignon. Au cours des mouvements de fermeture de la mâchoire, la selle du fragment droit se comportait normalement et venait toujours en occlusion normale. Au contraire, le petit fragment se rapprochait, malgré la selle, de la surface palatine et finalement basculait légèrement dans le vestibule. Nous avons alors recherché un équilibre approximatif en occlusion et nous avons réunis les deux selles par une boulette de
plâtre place dans l'intervalle qui les séparait.
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Fic. 2.
Empreinte à la pâle après durcissement en utilisant les selles de vulcanite.
Après durcissement du plâtre el après avoir remplacé celui-ci par un gros fil de laiton, les deux plaques bases solidarisées, nous ont permis de prendre ‘Farticulé de la façon suivante : nous avons recouvert les deux selles d'une pâte à empreinte chaude et ramollie : nous avons fait mordre le blessé et nous avons trouvé un articulé qui, en position d’occlusion, nous donnait un meilleur équilibre. Cet articulé obtenu et fixé après refroidissement de la pâte nous à permis de prendre une nouvelle empreinte où surempreinte.
En effet, la recherche de l'articulé nous avait fait voir exactement les mouvements de déviation et la façon -dont étaient arrêtés les moignons mandibulaires lors de l’occlusion.
- Pour prendre cette surempreinte, nous avons garni l'intérieur des deux selles de cire jaune laminée de Carrière ; le blessé a mordu à fond sur les plans d’occlusion en un premier temps, puis secondairement a fail des mouvements de fermeture et d'ouverture des mâchoires., La cire a enregistré les diverses variations des fragments entre eux et par rapport au plan d’occlusion.
Nous servant de cette surempreinte, nous avons fait faire un appareil définitif en vulcanite.
La plaque base ensellait les deux moignons el les emboitait dans des prolongements en selle, Sur cette base nous avons mis, comme dents artificielles, à droite les deux prémolaires, une canine à hauteur diminuée et la rangée des quatre incisives. Ces dents articulaient