INTRODUCTION
Un cas très intéressant de syphilis grave que nous avons observé à l’hôpital de Nimes daqs le service du docteur Suquet nous a fourni l’idée de ce modeste travail. Le malade qui fait le sujet de notre observation a passé près de dix mois à l’hôpital, dans le service des vénériens.
Nous étions donc dans des conditions particulièrement favorables pour étudier ce cas curieux à plusieurs points de vue, pour suivre pas à pas l’évolution de la maladie et ses transformations heureuses sous l’influence du traitement. Nous avons eu aussi la bonne fortune de tomber sur un sujet intelligent, observateur, et qui a pu nous fournir avec précision des détails remontant déjà à quelques années et nous raconter sans rien omettre toute son histoire.
Aussi bien est-ce tout simplement celle histoire que nous voulons raconter à notre tour, en étudiant ensuite plus longuement les points les plus intéressants de cette
observation. C est en quelque sorte une leçon clinifjue, bien modeste d’ailleurs, que nous avons voulu écrire. Certes, nous ne nous dissimulons pas combien notre travail est impartait, et combien il s’éloigne des travaux de ce genre, puisqu’il ne roule que sur une seule observation. Le sujet était vaste, fécond en points de vue curieux, et il aurait été facile sans doute d’y découvrir plusieurs sujets de thèse, il nous a semblé que, puisque nous avions pu suivre ce malade pendant près de dix mois, le mieux était de relater le cas tout au long et de mettre ensuite en valeur les parties qui présenteraient le plus d’intérêt.
Voici donc comment nous avons divisé notre travail : Le premier chapitre est consacré tout entier à l’observation de notre malade. On trouvera peut-être que cette observation est bien longue. On nous excusera en songeant qu’elle porte sur une période de plusieurs années qu’a duré la maladie.
Dans le chapitre II nous étudions les caractéristiques et l’étiologie générales de notre cas de syphilis et ensuite les causes et les caractères particuliers de la période tertiaire, toujours dans le cas qui nous occupe.
Le chapitre 111 traite de la symptomatologie qu’il nous a été donné d’observer, et discute quelques points particuliers de diagnostic différentiel.
Dans le chapitre IV nous verrons les indications du traitement, les méthodes, les médicaments employés et les résultats obtenus.
Enfin le cinquième chapitre comprend les conclusions.