CURE TOR
conduite était possible : intervenir et tenter de l'enlever.
L'intervention se faisait dans les meilleures condi-
tions. Les gros signes d’hypertension crânienne n’existant pas encore, on ne se bornerait pas à une décompressive. On pourrait inciser la dure-mère sans craindre une hernie cérébrale, et sans avoir besoin, auparavant, de faire une ponction ventriculaire. :
L'opération, faite par M. de Martel, fit découvrir une très volumineuse tumeur, qui avait détruit entièrenient le lobe droit et le vermis (confirmant ainsi les indications fournies par les troubles statiques). Elle pesait 95 grammes.
Malgré le délabrement énorme causé. par cette ablation, les suites opératoires furent des plus bénignes. Avant que l'on connût les résultats de l'examen histologique, la malade put être considérée comme guérie.
Elle fut emportée, six semaines après l'opération, par une méningite tuberculeuse, comme il fallait s'y attendre. :
Nous voulons attirer l'attention sur l'excellence de
la technique suivie, et mettre en évidence les quel-
ques idées directrices de cette téchnique de chirurgie crânienne, due à M. de Martel.
Le NS
Principes de Chirurgie crânienne dans la technique de M. de Martel
Le malade est opéré à l’anesthésie régionale.
On voit de suite les immenses avantages qu'il en retire. Cette méthode réduit au minimum les risques opératoires et le choc ultérieur.
Grâce à elle, le malade aide le chirurgien par les mouvements qu'il peut exécuter sur sa demande. Et cela est important, surtout dans les interventions sur le cervelet ou pour les tumeurs de l’acoustique. Le malade peut, à un moment donné, pencher la tête d'un côté, ce qui dégage la fosse cérébelleuse du côté opposé.
Durant l'intervention, le malade répond aux questions qu'on lui pose, et on juge facilement de son
état.
Surtout il ne vomit pas et le vomissement est un grand danger pour le malade dont le cercelet est à nu.
Le malade est opéré assis.
Cette situation diminue les risques d’hémorragie. Quand on opère un malade couché, on est constam-
ment gêné par le sang qui coule abondamment. Si le
ot
malade a une syncope au cours de l'opération, on à toujours la ressource de le coucher, mais cela arrive rarement. Fe ;
Le malade est placé à cheval sur une chaise: Il est penché en avant, et son front repose sur l'extrémité d'une table d'opération par l'intermédiaire d’ur coussin. FRA.
Les bras et le dos sont fixés à la table.
Le champ opératoire, quand il s’agit d’intervention sur la région occipitale, est ainsi parfaitement exposé. Les avantages que l’on a à opérer un malade dans cette situation sont évidents, quand on songe à la difficulté que l’on aurait à dégager la nuque sur un malade couché. Il faudrait le mettre sur le ventre, la tête basculant en dehors de la table, ou bien un coussin sous le cou — ce qui génerait singulièrement sa respiration et’ serait loin de faciliter son anesthésie. k
L'appareil de Pachon est posé sur un des avantbras. La tension artérielle est prise au début de l’opération et on la reprend fréquemment. Cette précaution est essentielle. :
[FC Il faut la reprendre en particulier après chacun ARS des temps principaux : ouverture du crâne, ouverture des méninges. On assiste parfois à des chutes ne brusques de la tension, surtout après l'ouverture äes : SANTA méninges, Où au cours de manœuvres faites pour
énucléer la tumeur. Cette chute de tension est une in-
dication précise d'arrêter momentanément l’inter- 2 vention. D'habitude, la tension remonte petit à petit,