‹ Sur un cas de Tubercule du Cervelet opéréChapitre 8 sur 15 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

Etude anatomo-pathologique

L'étude anatomo-pathologique de notre cas comprend deux parties : |

Tout d’abord l'examen histologique de la tumeur énucléée, qui permit d'affirmer qu'il s'agissait d’un tuberculome.

Puis l'examen nécropsique du cervelet, des pédoncules cérébelleux moyens et de la protubérance qui étaient, comme on le verra, déjà envahis par le processus tuberculeux (1).

Examen histologique de la.tumeur énuclée.

L'examen histologique de divers fragments prélevés dans toute la masse extirpée révèle dans tous les points un aspect presque identique. Il s’agit d’une fibro-caséification très étendue, ne laissant persister des éléments cellulaires qu'en de rares points.

La presque totalité de la masse est formée d’un tissu dense prenant mal les colorants basiques, un peu mieux les colorants acidophiles.

Un grossissement moyen révèle l'existence d’une

(x) Cette étude a été faite au Laboratoire de la clinique des maladies nerveuses, scus la direction de notre ami Ivan Bertrand, chef de laboratoire. Nous lui adressons ici nos remerciements bien sincères pour son aimable accueil «et ses conseils qui nous ont été si précieux.

Fig. IT. Vue macroscopique de la coupe 5

LE “‘à-2 LE euE PUR TT. Lt SR Ed ST - |, à Lo CÉLNUSS 20 EPE EM LS LY A % a ES + EU P . A " = o . + TA L

masse amorphe, rouge violacée, sâle, avec un piqueté bleuté presque uniforme, correspondant à des débris chromatiniens d'anciens noyaux de cellules réactionnelles. Par endroits on distingue comme un fantôme de squelette conjonctivo-vasculaire et né- vroglique, des contours vagues d’anciens vaisseaux thrombosés. Cette masse fibro-casécuse : rappelie assez certains aspects de surrénales addisoniennes par l'intensité du processus scléreux, et l’uniformité de la caséification. é

Le tubercule dans son ensemble est dur. Les frag-

ments prélevés se coupent mal ; les coupes sont craquelées dans tous les sens. ‘ É Une telle réaction fibro-caséeuse n'aurait pas permis le diagnostic cytologique. Mais certains points périphériques de la tumeur révèlent la nature du processus : on y retrouve les aspects les plus classiques des follicules tuberculeux élémentaires, avec les cellules géantes disséminées en fer à cheval, se résolvant souvent en débris chromatiniens.

Les réactions épithélioïdes sont plus abondantes dans les zônes évolutives, que les réactions lymphoïdes. De petites hémorragies interstitielles viennent çà et là compliquer les réactions cellulaires.

Examen histologique des pièces nécropsiques.

L'autopsie a été pratiquée une trentaine d'heures après la mort. Le formolage in situ avait été fait, suivant la technique du Professeur Pierre Marie, dans les premières heures.

Après une fixation prolongée au formol à 15 %, des coupes horizontales de la totalité de la protubérance et du cervelet restant, ont été pratiquées. ;

L'inclusion a été faite à la celloïdine.

Des colorations variées, par l’hématéine-éosine et par les méthodes de Niessl et de Nageotte, ont permis une étude complète.

Page 1