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des kystes ou des grossesses extra-utérines », dit Ferrand (1). |
Ce n’est point l’avis de M. Sinety (2) qui leur accorde une grosse part dans Pétiologie des kystes du ligament large, et l'observation que nous donnons dans cet opuscule vient à l’appui de cette opinion.
Les kystes que l’on peut rencontrer dans le ligament large n’ont pas de caractères spécifiques.
Leur étioloyie est des plus discutée et nous donnerons seulement ici les opinions principales qui ont été émises à ce sujet.
Depuis Follin, la majorité des auteurs admet qu'ils proviennent de l'organe de Rosenmüller.
C’est ainsi que Bantock, Fœrster (4) ont pu suivre le développement du kyste depuis la dilatation d’un canalicule de Rosenmüller jusqu’à la vésicule close.
Kæœberlé, Terrillon (5), soutiennent la même théorie, et Lesavre vaencore plus loin. Pour cet auteur, aucun kyste inclus se pourrait se produire autrement qu’aux dépens de l’organe de Rosenmüller. Nous verrons plus loin combien cette opinion est exagérée.
Pour Waldeyer, les kystes placés en dedans du corps
de Rosenmüller, se développeraient dans le reste de la
Â. Ferrand. Dict. ency. des Sciences médicales, Dechambre, XVI Nb 738 ; ù
2. De Sinety et Malassez. Sur la structure, l’origine et le dévelop- | pement des kystes de l'ovaire. Bul. de la Soc. Anal., 1876. 3. Follia. Th. de Paris, 1850.
4. in Raïimondi Les kystes des lig. larges, p. 16. .. Terrillon. Ann, Gyn. 1885, p. 428.
Due portion urinaire du corps de Wolff. C’est ce que Girerd (1) s’est efforcé de réfuter, montrant qu'ils proviennent de la portion génitale, et cela grâce à la persistance assez fréquente des débris du canal de Wolff qui portent le nom,
de canal de Gœrtner. :
Malassez et de Sinely ne considèrent pas l’organe de Rosenmüller comme donnant naissance à ces kystes, dont ils placent l’origine dansles ovaires surnuméraires.
Cette dernière opinion est de même que celle de Lesavre trop absolue et trop intransigeante. Doran (2), à la su'te de patientes recherches, a noté l’étiologie multiple de ces kystes. |
Selon cet auteur il faut distinguer :
a) Les grands kystes papillomateux, analogues à ceux de l'ovaire, et qui naissent évidemment des tubes verticaux du parovarium, reste du corps de Wolff,
b) Les kystes à parois minces qui se développent aux dépens du tissu connectif sous-péritonéal inter posé aux feuillets du ligament large. Doran les compare à ces kystes analogues qui se développent dans le péritoine : . kystes épiploïques, kystes mésentériques, kystes sousséreux de l'intestin grêle.
C'est cette opinion qui est combattue par Lesavre et
aussi Verneuil, qui n’attribue aux kystes proprement
1. Girerd. Des kysles du parovaire avec persistance du canal de : Gœrlner.