‹ Sur Un Cas de Tumeur Mixte Épithéliale et Dermoïde Incluse dans le ligament Large (Envisagée dans ses rapports – Avec la parthenogenese)Chapitre 21 sur 38 · PRET · texte numérisé non relu

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ceux que l’on observe dans les ovisacs. En outre la dégénérescence muqueuse des cellules épithéliales est un fait très intéressant el très rare. .

M. le professeur Cornil, considérant surtout ce dernier caractère. anotomo-pathologique, propose de donner à la tumeur le

nom d’épithélioma de l'ovaire avec transformation muqueuse

des cellules épithéliales.

OBSHRVATION III

Le début ne date que de deux mois. ]l est marqué par une ascile qui augmente de plus en plus et à laquelle viennent s'ajouter des douleurs sourdes, s’irradiant en divers points de labdomen. La malade entre à la Charité, dans le service de M. le Professeur Potain. Une ponction est faite d'urgence, on retire environ 12 litres d’un liquide hématique. :

À la suite de cette ponction, on reconnait qu’il existe une tumeur dans l'abdomen. La malade est passé en chirurgien. A

l'examen on trouve une tumeur lobulée, plongeant dans le

NL Eat petit bassin, mobile dans un reste de liquide ascitique et semblant faire corps avec l'utérus.

La laparotomie est pratiquée ; on trouve alors, à la place de l'ovaire droit, une tumeur du volume du poing, d’une consistance ligneuse, à surface bosselée. L’ovaire gauche est le siège

d'une tumeur du même genre mais moins volumineuse. L'examen macroscopique permet de penser que l'on a affaire à un épithélioma de l'ovaire.

Voici maintenant ce qu'a montré l'examen histologique,encore

inédit, fait par M. le professeur Cornil.

Sur une coupe colorée à l’hématoxyline éosine, on trouve un tissu formé de divers éléments :

4° Des travées fibreusescirconscrivant des parties en dégénérence épithéliomaleuse ;

2° Des vaisseaux et du tissu conjonctif avec des cellules con-

jonctives dans les travées fibreuses ;

3° Des fibres musculaires lisses, comme dans tout tissu ovarien.

Partout on note une structure alvéolaire,

Les qualités sont ovoïdes ou circulaires, ou s'étendent en longueur. Dans les cavités qui se rapprochent le plus du début de la néoformation, on trouve des cellules d’épithélium appliquées contre la paroi des cavités. Les cellules d’hépithélium sont cubiques ou irrégulièrement polyédriques, et elles adhèrent à la paroi des cavilés qui les contiennent. On observe, en même temps des cellules analogues entraînées au milieu du tissu conjonctif, et limitées par les fibres de ce tissu.

Dans la plus grande étendue des coupes, au milieu de cavités

ovoïdes ou circulaires, généralement assez petites, il n'y a plus

SLA

que des cellules vésiculeusès, ou en voie de multiplication, et en dégénérescence comme dans les cancers dits colloïdes.

Ainsi lorsqu'on examine avec un grossissement suffisant (200 D.) les parties en dégénérescence, on voit que les alvéoleS bien limitées par des fibrilles de tissu conjonctif, el des cellules aplaties de tissu conjonctif, contiennent dans leur intérieur sur la section, deux, trois, quatre, cinq, ou un plus grand nombre de cellules vésiculeuses. Ces cellules très volumineuses sont réduites à une membrane d’enveloppe mince. Leur protoplasma est une substance transparente, muqueuse.

Le noyau est rejeté à la périphérie du globe sphérique ainsi

constitué. Quelquefois, au lieu d’un seul noyau, on en trouve

deux, toul- -à-fail'aplatis, et aux deux extrémités du diamètre de la cellule sphérique ou ovoide.

La plupart des alvéoles sont ainsi remplis de ces cellules vési-

culeuses, de volume variable, et la paroi des alvéoles ne pré-

sente nullement de dégénérescence muqueuse (caractère es-

sentiel pour cette tumeur). Dans d’autres alvéoles, il y a, en même temps que des cellules colloïdes, des cellules épithélia-

les à protoplasma normal.

Dans beaucoup de points on voit des cellules très volumineu-

ses contenant plusieurs noyaux. Il y en a même qu'on pour-

rail appeler géantes, en ce sens qu'elles remplissent, à elles,

seules, un de ces alvéoles, et présentent dans leur intérieur de cinq à dix noyaux, disposés en grappe, el plus ou moins vésiculeux. cr

Souvent un alvéole contient, avec une ou deux cellules vésiculeuses, plusieurs de ces cellules avec des noyaux arborescents, allongés, repliés sur eux-mêmes, isolés, ou bien, encore

en grapppe et ne formant qu’un amas où ils sont en contact.

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Le processus le plus habituel de la multiplication des noyaux dans ces cellules volumineuses, parait être le procédé de la division directe. Mais on y retrouve aussi des cellules en voie de division indirecte.

Les cellules vésiculeuses contenues dans l’intérieur des alvéo” les peuvent se détruire complètement, On trouve alors des parties de la coque cellulaire, plus ou moins complète sans qu'il y ait de noyau colorable par l'hématoxyline. Ou bien on trouve des fragments de ces mêmes cellules vésicuieuses atrophiées et fragmentées, ou on aperçoit encore isolée la cuticule qui contient le noyau.

Ces noyaux paraissent alors extrêmement minces el excavés comme une calotte de sphère très inince, mais encore colorés bien nettement par l'hématoxyline.

Il y à encore de grandes cellules à dégénérescence vésiculeuse ou colloïde. Ainsi, dans certaines grandes cellules ayant de trois à dix noyaux arborescents, ou en grappe, le protoplasma est remplacé dans sa plus grande étendue par une boule de mucus.

Les lésions étaient absolument les mêmes dans les deux tu-

meurs.

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