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le grave défaut de ne s’appliquer qu’aux kystes dermoïdes de lovaire, alors que rien n’autorise à leur reconnaître une pathogénie radicalement différente de celle des kys-
tes dermoïdes des régions superticielles ».
Nous ne voyons pas pourquoi les kystes dermoïdes ne reconnaîtraient pas plusieurs modes de formation. Est-ce que la nature ne peut arriver au même résultat par plusieurs voies différentes. IL n’est guère d'affection dont létiologie ne soit multiple et les dermoïdes dépendent sans doute, eux aussi, de causes différentes. Répin insiste à juste titre sur cette étiologie variée. On ne peut guère méconnaître l’enclavement pour ces kystes des méninges reliés à la peau par un pédicule fibreux (cas de Widal), pour ce cas de Bergmann, où un kyste rétro-sternal possédait un diverticulum traversant le sacrum et arrivant à la peau, etc. De même les kystes du médiastin doivent
être attribués à un retard de soudure des somatopleures,
Il est d’ailleurs à remarquer que les kystes par enclavement ne contiennent jamais d'éléments étrangers au
territoire cutané intéressé.
D’autres kystes, rares ceux-là, seront attribués à l’inclusion fœtale. Un cordon ombilical, des enveloppes fœtales,
empêcheront de songer à autre chose.
Get éclectisme nous paraît plus satisfaisant que l’unique
cellule nodale.
Comment Bard explique-t-il une si grande fréquence de dermoïdes ovariens, si les ovules ne doivent pas figurer dans la pathogénie ? Il faudrait donc que la cellule
nodale qui dégénérera soit toujours située dans l’ovaire ?
OA Pourquoi n’en existe-t-il point en aussi grand nombre dans les autres organes ?
L'importance de la région génitale chez l'embryon ne suffit pas à expliquer ce point. à « En troisième lieu, il existe chez les mâles dans le testicule et dans l’abdomen des tumeurs absolument analo-
ques : la parthénogénèse pourrait-elle aller : Jusqu’à faire
naître un kyste dermoïde d’un Spermatozoïde, âu même -
titre que d’un ovule? »
Ces kystes ne naissent pas d’un spermatozoïde mais:
peut-être d’un oyule primordial, Ce dernier existe chez l'embryon, avant la détermination du sexe, et si le fœtus se prononce pour le sexe mâle, l’ovule primordial s’atrophie. Ne pourrait-il pas persister dans {le testicule ? :
Les observations de Balbiani sont en concordance ave cette’ supposition, puisqu'il a vu persister l’ovule primordial jusqu’à la puberté. ;
M. le Professeur M. Duval (1) est partisan de cette explication des dermoïdes testiculaires ; il assigne + une même origine parthénogénétique aux kystes dermoïdes ,de l'ovaire, et aux kystes du testicule généralement considérés comme des cas d’inclusion testiculaire »,
La localisation anatomique des dermoïdes lesticulaires n'empêcherait pas cette origine. D’après Répin, ils sont toujours situés sur l’albugénée, en connexion intime avec la glande. Nous avons rappelé dans notre chapitre d’em-
bryogénie que Palbuginée se formait aux dépens d’une
1. Mathias Duval. Pathogénie générale de l'embryon. In. Tr. de pathol. générale de Bouchard, t, lé p. 209,
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lame mésodermique qui s’insinue dans l'épaisseur de l’épithélium germinatif, Peut-être un ovule primordial subsiste-t-il en tant qu'entité propre au-dessus de la néomembrane fibreuse, au lieu de’ s’atrophier, comme il est de règle.
D'ailleurs, laffirmation de Répin qui les fait toujours extratesticulaires est peut-être un peu exclusive; dans une observation de Pilate (1), on lit:
… € En ouvrant le testicule, suivant un plan antéro-
postérieur, on remarque que toute la couche superficielle
est constituée par la substance même du testicule, refou-
lée excentriquement à la surface, tandis que le centre est
occupé par une production complexe renfermant des parties fibreuses, cartilagineuses, osseuses et kystiques (pièce osseuse costiforme, lonque de 6 cent.). »
Les kystes des testicules sont donc aussi rationnels que ceux de l'ovaire. Un faitremarquable est leur grande rareté, comparée à la relative fréquence des kystes ovariens. Il ne serait pas impossible d’en trouver l'explication dans ce fait embryologique, que l’ovule primordial est destiné à disparaître chez le mâle, puisque le spermatozoïde ne vient que d’une cellule différenciée postérieurement (ovule secondaire de M. le Prof. Duval).
Quant aux dermoïdes profonds de l’abdomen, il faut les comprendre, comme des kystes de l'ovaire à long pédicule ayant rompu leurs attaches, après s'être grelfés
secondairement (2), ou comme des inclusions fœtales, chez
1. Pilate. Bull. et Mém. de la Société de chirurgie, 1880. t, VI p. 859.