‹ Sur un cas de tumeur mixte épithéliale et dermoïde incluse dans le ligament largeChapitre 21 sur 32 · Bard, loc . cit. page 521, 2e colonne · texte numérisé non relu

Bard, loc . cit. page 521, 2e colonne

3. Ghabry. Embryologie normale et ' tératologique des Ascidies. Journ. de l'Anat. et de la physiol., 1887.

traires à la régénération d’un segment détruit, par les segments persistants.

Etudiant l’embryologie des Ascidies, cet auteur obtint certaines pontes remarquables par la segmentation anormale de presque tous les œufs. Au stade de deux segments, il voyait l’un d’eux devenir granuleux et disparaître ; or le deuxième segment continuait son évolution, mais ne donnait naissance qu’à un demi-individu. Comprenant toute l’importance de cette constatation, il reproduisit l’expérience sur des œufs normaux, en détruisant à l’aide d’une pointe de verre filé un segment quelconque de l’œuf. Et il obtint toujours de cette façon des fractions d'individu, c’est-à-dire des monstres auxquels manquent certaines organes qu’une étude minutieuse des premiers stades de segmentation, permet de désigner d’avance.

Ces recherches ont été confirmées par Roux (1), à propos des œufs de Batraciens. Il compare, à un travail de mosaïque , cette formation de l’embryon aux dépens de cellules se développant isolément et personnellement.

Ces constatations nous semblent ruiner entièrement la

théorie des cellules nodales.

Bard s’est fait l’adversaire résolu de !a théorie parthénogénétique, et c’est enle considérant comme tel que nous aurons tout à l’heure l’honneur de discuter quelques-uns de ses arguments.

1. Wilhelm Roux. Die Méthode zur Erzengung halber Froschembryonen und zwrn Nachioeiss der Beziehung der ersten Furchungsebenen des Froschèes zur Medianebene des Embryo. Ana tom. Anzeigir , 1894, nn. 8 et 9.

La théorie de la parthénogénèse n’a été véritablement établie que par Œllacher (l)etMathias Duval(2),et c’est surtout à Répin (3) qu’elle doit sa fortune. Le remarquable travail de ce dernier auteur nous a d’ailleurs beaucoup servi, et nous y avons largement puisé pour résumer l’historique de cette question des kystes dermoïdes.

D’après la théorie parthénogénétique, tout kyste dermoïde de l’ovaire part d’un ovule segmenté en dehors de toute fécondation, et cela sous l’influence d’une sorte de réversion atavique reproduisant chez les vertébrés et d’une manière imparfaite ce qui a lieu normalement chez certains animaux inférieurs, comme les abeilles, par exemple.

Le kyste dermoïde est donc fils du porteur et non plus frère, comme le veut la théorie de l’inclusion fœtale. i

Déjà Waldeyer (4) avait été bien près (le la parthénogénèse, lorsqu’il attribuait l’origine des kystes dermoïdes ovariens au développement anormal de certaines cellules de l’epithélium germinatif, cellule qui au lieu de se transformer en ovules, pendant la période embryonnaire, seraient restées inactives dans les tubes de Pflïiger. Pour lui (nous Pavons déjà fait remarquer plus haut à propos de la patho-

1 . OEllacher. Die Yaraenderungen des Unbefructeten Keimes der Hubnereier in Eileiter, Leipzig , 1872, p. 47.

2. Mathias Duval. Communication à la Soc. de biologie , 1884, p. 585.

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3. Répin. Origine parthénogénétique des kystes dermoïdes de V ovaire, Th. de Paris, 1891.

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