‹ Sur un cas de tumeur mixte épithéliale et dermoïde incluse dans le ligament largeChapitre 24 sur 32 · Repin, loc. cit, p · texte numérisé non relu

Repin, loc. cit, p

l'homme. Peut-être, quelques cas dépendent-ils de la persistance intraabdominale de cellules de l’épithélium germinatif restées incluses dans les tissus. 11 n’est point de kystes dermoïdes du parenchyme des organes abdominaux. Des erreurs d’interprétation ont fait parler de kystes du foie (cas de Barth, de Pelvet).

« Comment expliquer aussi dans la théorie de Duval, la multiplicité de ces tumeurs que l’on observe quelquefois et tout au moins leur bilatéralité qui est presque la règle? »

Rien de plus simple que les cas de bilatéralité. La même cause peut très bien faire proliférer en même temps plusieurs ovules se trouvant dans les mêmes dispositions évolutives.

Il nous semble plus difficile d'expliquer ces cas de micro-kystes dermoïdes implantés en grand nombre sur le péritoine. Après lecture des observations ayant trait à cette variété, on a l’idée d’une généralisation. Mais quel serait son mécanisme. Les lymphatiques sont intacts, et ce n’est pas non plus, en se propageant de proche en proche qu’elle peut s’effectuer.

Faut-il penser avec Répin, qu’un ovaire était atteint antérieurement, de la maladie, dite de Ritchie, dans laquelle la glande semble une grappe de raisin, dont chaque grain est un kyste qui va se détacher et aller se greffer sur la séreuse?

Chacun de ces grains contiendrait un ovule primordial ou non, tendant à proliférer dans le sens dermoïde.

Cette théorie est rendue vraisemblable par ce fait que dans des observations de kystes multiples, on a noté à la

surface de l’ovaire malade, la présence de kystes secondaires « semblables à des cerises pendantes aux branches » (1).

L’explication de Bard est bien moins satisfaisante. Il s’agirait d’une cellule nodale très divisée, dont les produits de dédoublement seraient éparpillés dans la séreuse péritonéale.

Pourquoi ces cas de division extrême se feraient-ils toujours pour des cellules restant dans le péritoine. Il n’y a pas de raison pour qu’une cellule nodale n’éparpille pas aussi bien ses cellules filles dans la plèvre par exemple.

Nous croyons à une généralisation dont nous ne saurions préciser l’évolution. Des cellules épithéliales, libérées par un mécanisme quelconque, pourraient très bien se greffer sur la séreuse. Les tissus embryonnaires possèdent en effet une vitalité suffisante pour expliquer la reprise après greffe. L’expérimentation a d’ailleurs ratifié cette 1 supposition (2).

Plus loin, Bard remarque que Répin en arrive à reconnaître une pathogénie différente pour les kystes dermoïdes et pour les kystes mucoïdes de l’ovaire.

Cette coïncidence doit être considérée comme normale si l’on admet avec Waldeyer, et comme nous avons essayé de le démontrer au début de ce chapitre, que les kystes mucoïdes peuvent se former aux dépens des tubes de

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