‹ Sur un épisode d'Aimeri de NarbonneChapitre 2 sur 12 · Ademar III, vicomte de Limoges, qui se fit moine en · texte numérisé non relu

Ademar III, vicomte de Limoges, qui se fit moine en

4. Guillaume IX, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers (c'est pourquoi il est appelé dans ce passage tantôt dux et tantôt cornes), né en 1071, mort en 1 127, gendre du comte Guillaume IV de Toulouse.

$ . Sur le sens de procurare, voy. Du Gange.

Petiit ergo dapifer piper a Constantino de la Sana1, qui ducens illum in domum quamdam ubi piper absque aestimatione erat expositum solo, veluti glans porcis servitura : « En, ait, accipe piper ad comitis salsas2. » Et abrepta rustica pala non tam praebebat quam projiciebat piper. Divulgata res est favorabiliter in aula, dux vero rem tacitus considerabat. Contigit aliquando Ademarum vicecomitem Pictavis adesse. Prohibuit igitur cornes ne quis vicecomiti venderet iigna. Tune clientes Ademari comparavere nucum aggeres immensos, ex quibus rogum accendunt. Hoc cognito dux tavore congruo extulit Lemovicenses, qui illos multifarie reprehendere tentaverat rusticitatis3 causa seu nota4. »

Ce même épisode d'Aimeri, qui semblait à Fauriel attester l'origine méridionale du poème, a été invoqué par M. Dozy pour prouver l'origine normande et d'Aimeri et en général des poèmes du cycle de Narbonne. Après avoir parlé du Siège de Barbastre et du Couronnement de Louis (voy. Rom. I, 180), l'éminent historien ajoute : « Dans d'autres branches, je veux dire dans celles qui n'ont pas encore été publiées et que par conséquent on ne connaît que par des analyses, il y a aussi des récits normands. Ainsi on lit dans VAimeri de Narbonne (voy. Hist. litt. de la France,

t. XXII, p. 463 et suiv.) que (suit l'histoire des noix et des hanaps).

Ce récit se retrouve dans une ancienne chronique normande (dans le Recueil de Bouquet, t. XI, p. 327), qui à la place de Boniface et de Girart de Roussillon, nomme l'empereur de Constantinople et le duc de Normandie, Robert le Diable s. »

M. Léon Gautier, qui a vivement combattu le système de M. Dozy, fait remarquer que cette chronique normande « est servilement calquée sur le Roman de Rou6 ». Cela est vrai ; mais cette remarque, loin d'enlever de sa force au raisonnement du savant professeur de Leide, lui

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