‹ Sur un essai de traitement des Tuberculoses chirurgicales par un extrait bacillaire spécifiqueChapitre 23 sur 27 · LB E · texte numérisé non relu

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sulte de la pénétration d’une petite quantité de tuberculine dans le derme ».

Nous retrouvons les mêmes analogies en ce qui concerne la réaction générale. « Le thermomètre s’élève progressivement jusqu'aux environs de 395, parfois 40° vers la douzième heure, puis redescend, pour revenir à la normale, vers la vingtième heure (Calmette) ». Nos courbes de température figurées plus haut et qui, à peu de chose près, répondent à ce que nous avons observé dans tous les cas, sont exactement superposables. Il en est de même des phénomènes généraux respiratoires et autres qui accompagnent la poussée thermique.

Enfin, les réactions de foyer sont également celles que nous avons observées et qui n’ont, pour ainsi dire, jamais fait défaut, sauf dans les lésions très anciennes fibreuses. |

Ce sont ces réactions de foyer, inconvénients de la sous cuti-réaction, que nous avons cherché à mettre à profit dans les tuberculoses externes que nous avons traitées.

Les réactions que nous avons observées sont donc celles de la sous-cutiréaction, ce sont celles que l’on observe également dans la tuberculinothérapie et que M. Kuss a si minutieusement décrites dans son article du traité de « Thérapeutique respiratoire et de la tuberculose » (Bibliothèque de thérapeuthique), article auquel nous avons déjà fait allusion dans la conclusion de notre chapitre consacré aux tuberculines.

Nous n’avons donc fait en somme que pratiquer une tuberculinothérapie — on peut considérer, en effet, comme tuberculine tout extrait bacillaire renfermant en totalité ou’en partie les toxines du bacille — ou, si l’on veut réserver ce terme aux essais thérapeutiques faits avec la tuberculine ancienne de Koch et ses dérivés

es.

immédiats, nous avons fait, suivant l’expression de M. Jousset, une « toxinothérapie ».

D'ailleurs, il y a plus dans notre essai que l’emploi d’un extrait bacillaire différent, il:y a une tendance un peu spéciale.

Nous n’avons pas cherché, en effet, à accoutumer l’organisme aux poisons bacillaires, comme le voulait Sahli (1), à élever le chiffre des anticorps, ordinairement faible ou même nul dans les tuberculoses externes et sans grand intérêt au point de vue de la défense de Findividu; aussi n’avons-nous pas multiplié le chiffre des injections.

« On ne saurait considérer les anticorps comme les éléments essentiels de la défense contre l'infection tuberculeuse; ils paraissent être plutôt les témoins des réactions cellulaires contre les produits toxiques excrétés par les bacilles dans les tissus parasités, ou contre la tuberculine introduite artificiellement dans l’organisme sain ou malade. Mais ils ne neutralisent pas celle-ci. Il n'existe aucun parallélisme entre leur présence dans le sérum d’un sujet et son aptitude à réagir à la tuberculine, et, s’il est démontré que leur disparition chez les sujets gravement atteints est d’un pronostic très fâcheux, il paraît bien établi que leur abondance plus ou moins grande ne révèle en aucune manière un état d’immunité ou de résistance à l’infection. » (Calmette).

C’est de l'accélération évolutive focale, provoquée par

(1) D'après Sani « Le seul but de la tuberculinothérapie est et doit être la .mithridatisation, c'est-à-dire l’accoutumance progressive à la tuberculine ».

11 est juste de remarquer que Koch avait une conception différente et que loin de chercher l'accoutumance à la tuberculine il la considérait comme nuisible. ]l croyait par contre à la nécessité des réactions locales légères.

Tout ceci visant surtout la tuberculose pulmonaire.

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