DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL AVEC LES KYSTES DU MÉSENTÈRE ET DU MÉSOCOLON
Nous en arrivons à une variété de tumeurs proche de celle dont nous nous occupons et qu'il nous faudra différencier d’avec elle. Nous étudierons pour cela, très brièvement, cette variété, les kystes du mésentère et du mésocôlon, tant au point de vue clinique, qu’à celui de l’histologie et de la chimie : nous ferons ensuite la comparaison pour voir s’il y a une identification possible entre ces tumeurs et la nôtre,
Le diagnostic des kystes du mésentère est très difficile à cause du manque de signes objectifs.Il est une phrase de Terrier et Lecène qui devrait décourager ceux qui étudient ces tumeurs. « En effet,
disent ces auteurs, spécialement à propos des kystes
du mésocôlon, jamais le diagnostic n’a été fait, et nous doutons fort qu’il le soit jamais. »
Nous emprunterons la description des kystes du mésentère et du mésocôlon, d’une part, aux traités classiques, de l’autre, à une excellente mise au point qui en a été faite par MM. Herrera y Vegas et J.-M. Jorge, dans la Xevista de la Sociedad Medica Argentina, n° 92, 1908, à propos d'un cas observé et opéré par eux. Celte étude se fonde d'ailleurs en partie sur celle de MM. Terrieret Lecène, Zieoue de Chirur-gie, 1904.
Le seul indice de la présence des kystes du mésentère et du mésocôlon est l’auginentation de volume de l'abdomen. Le début en est insidieux. Sauf les cas où le malade est inquiété par l'accroissement de son ventre, il est conduit au médecin par une douleur brusque produile par de l’occlusion intestinale réelle par compression ou la simulant. La région ombilicale est le siège le plus fréquent de la douleur. Cest aussi à partir de l’ombilic que se fait le développement de la douleur.
Un des principaux caractères de ces tumeurs, c'est d’être immobile transversalement, souvent horizontalement. Leur mobilité transversale les distingue des tumeurs du pancréas.
A travers la paroi, leur surface est lisse : elle peut aussi être fluctuante par endroits. Souvent on trouve une zone de sonorité au-devant de la tumeur. Quand elle atteint un certain volume, il survient des troubles
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de compression, puis concomitamment, des troubles digestifs. «| HÈBLE lé D lo! 1508 & L'évolution est généralement longue. Les auteurs précités font remarquer combien,en somme,.la;sy mp: tomatologie de ces tumicurs est vague: aucun.des signes, d’ailleurs peu précis, que nous venons d'énoncer, ne leur appartient en propre. Ils insistent sur la différence avec les kystes du pancréas ; <eux-ci ont unemarche plus rapide.et retentissent fortement sur l’état général. s Il est bien évident que le diagnostic est à faire, des kystes du, mésentère et du mésocôlon, avec toutes les affections que nous avons énumérées plus haut, Il est de plus une confusion possible qui a été le point de départ du travail de MM. Herrera Vegas et J.-M. Jorge : 7 le kyste du mésocôlon ascendant, auquel ils ont eu affaire, avait été pris. pour une appendicite suppurée, et l intervention | avait été commencée en conséquence. I faut remarquer. que l’appendicite, à l'époque de ; son, évolution, où cette confusion est possible, est nettement limitée, dans la grande majorité des cas, au point ou aux environs du point de Mac Burnéy, et qu’élle s'accompagne de symptômes plus netlement péritonéaux. 1 Néanmoins, DEPRCE nple montré une fois de plus combien la notion des kystes mésentériques ou'mé isoéoliqués trouble le diagnostic différentiel des tumeurs abdominales où des affections abdôminales inflammatoires aiguës.
LoNous avons surtout en vue, en ce moment, les
kystes du mésentère ou :du mésocélon proprement