‹ Sur un mode de traitement intensif plurimercuriel et discontinué de la syphilisChapitre 11 sur 34 · ACT A · texte numérisé non relu

ACT A

puré: elle saignait assez facilement; elle augmente peu à peu de volume.

8 septembre. Tuméfaction des ganglions sus-hyoïdiens.

45 septembre. Céphalalgie constante, surtout intense le malin. Pas de dépilation. Appétit diminué, surtout depuis le moment où le bouton s’est mis à suppurer. Le malade quitte son travail cinq jours avant d'entrer à l'hôpital.

20 septembre. Entrée à l’hôpital.

On constate dans la fossette médiane du menton une ulcération du volume d’une pièce de 4 franc, à base indurée, à surface recouverte d'une croûte qu’on fait tomber avec un pansement humide. Ganglions sus-hyoïdiens volumineux et un peu douloureux, gènant la déglutition. Système nerveux peu excité. Appétit modéré. Rien dans la gorge; pas de roséole.

21 septembre. Traitement intensif.

23 septembre. Traitement bien supporté. Chancre est stationnaire. Ganglions moins douloureux et plus mobiles. Appétit très bon. Céphalée a disparu. Sommeil excellent.

25 septembre. Traitement bien supporté. Ganglions ont beaucoup diminué; ne sont plus douloureux. De la diarrhée cette nuit, mais le malade l’attribue «à des fruits mangés hier ».

27 septembre. Septième jour de traitement, toujours très bien supporté. Etat stationnaire du chancre d’après le malade; il paraît pourtant avoir un peu diminué. Ganglions continuent un peu à régresser. Etat général excellent. Pas de roséole, ni d'autre accident.

29 septembre. Neuvième jour de tlrailement loujours très bien supporté. Le chancre, sur lequel une croûte a de nouveau reparu par suite de l’absence de pansement humide, a notablement régressé. Les ganglions s’isolent les uns des autres et leur masse diminue toujours de volume. Pas d'accident secondaire. Etat général excellent.

30 septembre. Sans que le malade accuse aucun malaise, on arrête le traitement au dixième jour.

1” octobre. Régression du chancre s’accentue. Grandeur d’une pièce de 20 centimes. Pas de roséole.

6 octobre. On reprend le traitement, mais l’ulcération est réduite à un point recouvert d’une croûtelle ; ganglions ont le volume d’un petit pois.

Le PTE 10 octobre. Traitement (cinquième jour) est bien supporté. Chancre guéri complètement. Encore quelques ganglions durs. Le malade sort quelques jours après sans aucune manifestation. Départ au régiment. Il écrit le 1* novembre qu'il souffre d’une amygdalite douloureuse que l'on traite par 10 centigrammes de protoiodure en pilules.

OBSERYATION III

Syphilis. — Angine spécifique tenace. — Poussée dans les dents de sagesse inférieures surtout à droile. — Traitement intensif et traitement local à peu près inefficaces tous les deux. — Régression brusque de l’angine en même temps

que disparait le syndrome néo-dentaire,

À... vingt-six ans, domestique. Entrée, le 22 octobre, salle Rostan.

Chancre ignoré. Roséole typique; pas de plaques buccales. Céphalée intense nocturne. Légère alopécie. Adénopathie inguinale gauche sousmaxillaire. Chaine occipitale.

Pendant le séjour dans le service, un des ganglions sous-maxillaires s’enflamme; pansement humide : guérison.

Traitée par une piqûre de biiodure tous les matins (21 piqures de suite).

Sort le 19 novembre pour aller au Vésinet. Elle y reste quinze jours et, à sa sortie, elle revient à l'hôpital avec une angine spécifique nette et un état général assez précaire. Céphalalgie intense; réflexes patellaires et achilléens augmentés.

Début du traitement intensif le 5 décembre 1906 ; arrêt le 7 décembre, à cause de stomatite.

Reprise le 15 décembre; on remarque à lanus la présence de deux plaques muqueuses, l’une à droite, l'autre à gauche.

Suspension du traitement le 18 pour douleurs dans la bouche. Hier, coliques sans diarrhée.

49 décembre. Bouche et gencives en bon état, sans salivation, tuméfaction ou rougeur. Maux de tête ont presque disparu. Petite ulcération au bord gauche de la langue.

21 décembre. Æeprise du traitement.

26 décembre. Trois jours pleins de traitement intensif n'ont pas amélioré l’angine spécilique; il y a toujours douleur gutturale.

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