TOR
28 décembre. Nulle modification des plaques de l’isthme, ni de la douleur qu’elle provoque après cinq jours de traitement intensif.
Arrêt et traitement local à la teinture d'iode.
4 janvier 1907. Deux altouchements à la teinture d’iode depuis le 28 décembre avec suspension du Hg sous toute forme ont produit une grosse amélioration dans dysphagie et plaque isthmique qui ont régressé de moitié. Les deux plaques anales sont guéries, mais elles étaient très améliorées depuis le traitement mercuriel ; elles avaient été cautérisées une fois au nitrate d'argent. Plus de céphalée. ;
7 janvier. 7raitement général intensif repris depuis deux jours.
Traitement local : un attouchement à la teinture d'iode; s{atu quo de l’angine; reprise de la céphalée.
9 janvier. Traitement au cinquième jour très bien supporté.
11 janvier. La cautérisation iodique a été un peu vive et il y a un peu d'irritation pharyngée. Arrêt de tout traitement; gargarismes à l’eau chaude.
{4 janvier. Gorge moins rouge; dysphagie moins douloureuse ; céphalée depuis deux jours.
16 janvier. Lésions pharyngées sont stalionnaires. Elévation de la température (38°). Courbature générale. Céphalée intense; on pense à de la grippe. Attouchement léger au bleu de méthylène.
23 janvier. /eprise du traitement.
25 janvier. Angine gutturale, spécilique d'aspect, est toujours vive avec douleur de déglutition que rien ne soulage. Céphalée matinale.
30 janvier. Traitement arrêté depuis le 28. Céphalée depuis trois jours. Gorge va mieux.
31 janvier. Un peu de mieux; même état local; céphalée persiste; reprise du traitement.
4 février. Même état, malgré 50 centimètres cubes de KI depuis le 4° février. Désormais 1 gr. 50 de KI. La malade n’a pas encore ses dents de sagesse inférieures et la pression sur le point néo-dentaire est très sensible, mais surtout à droite; de plus, de ce même cdté droit on trouve à la région rétro-maxillaire deux ganglions unis l’un à l’autre par un cordon lymphatique très net; on retrouve, mais avec une certaine difficulté, la même disposition à gauche. Ces diverses adénopathies sont très sensibles; la pression angulo-maxillaire est très sensible aussi
et cela des deux côtés. À gauche, où l’on ne trouve pas de chaîne lympho-adénique parotidienne, il y a de grosses glandes très sensibles sous la branche horizontale du maxillaire et de ce côté persistance anormale de la deuxième molaire de lait et absence de la dent de sagesse (maxillaire inférieur). La gorge est toujours dans les mêmes limites, érès rouge, légèrement diphtéroïde et érosive; la déglutition très douloureuse.
8 février. Même état; se plaint de douleur rétro-maxillaire et sous- ‘ auriculaire; un peu de gingivite. Traitement suspendu depuis trois jours.
11 février. Ilodure de potassium pris jusqu’au 8 inclusivement. Amélioration très nette et brusque de la dysphagie le 9. Ce matin, l’isthme est très net, bien moins rouge et a perdu presque entièrement son aspect ulcéreux et diphtéroïde. D’autre part, la pression rétro et sousmaxillaire et aussi la pression des points néo-dentaires, de la gencive et de la troisième molaire inférieure sont certainement beaucoup moins sensibles.
13 février. Isthme encore amélioré, mais non complètement normal. La céphalée est moindre.
15 février. Guérison à peu près complète, mais il existe derrière la deuxième molaire inférieure gauche un petit bourgeon gingival sensible.
18 février. Se plaint de picotements dans la gorge. Pas de douleur de déglutition. Aspect normal de l’isthme.
25 février. Gorge est absolument normale. Il n’y à plus de gène de déglutition; le point néo-dentaire droit n'est plus du tout sensible. L'exploration même profonde et intense de la région angulo-maxillaire droile n’est plus sensible. La petite chaine adéno-lymphatique est plus difficilement appréciable. À gauche, on sent encore d'assez grosses glandes sous-maxillaires, mais non sensibles.
Malade sort en assez bon état.