‹ Sur Un Nouveau Procédé D'Obtention Des Cristaux D'HémineChapitre 7 sur 11 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

La pyridine | possède à la fois

des propriétés basiques et réductrices. En agissant sur l’oxyhémoglobine du sang, elle la transforme en hématine alcaline. Celle-ci, grâce à l’action de la même pyridine et du sulfure d’ammonium (NH'‘ŸS passe à l’état d'hématine réduite, ou hémochromogène.

Ici intervient l’action des réactifs : iode, brome, chlore. Les solutions de ces trois corps agissent comme des oxydants indirects. Déjà l’hémochromogène, surtout en milieu alcalin, a une tendance très marquée à absorber de l'oxygène. La présence des solutions ci-dessus agira encore davantage dans ce sens, et l’hémochromogène se retransformera en hématine qui s’unit aux acides iodhydrique, bromhydrique ou chlorhydrique, présents dans la réaction, pour former de l'indo, de la bromo ou de la chloro-hématine.

Tel est le principe général de la réaction.

Y'a t-il quelques points particuliers dans l'emploi de l’une ou l’autre de ces dernières solutions ?

Il existe tout d’abord une différence dans leur pouvoir oxydant. On connaît la grande affinité du chlore pour l’hydrogène ; la solution de chlore dans l'eau est l’oxydant par excellence. Les solutions aqueuses de brome et d'iode jouissent de la mème propriété, mais agissent avec moins d'énergie. Il ÿ avait tout lieu de penser que l'emploi du chlore dans la réaction donnerait les meilleurs résultats.

En réalité, les préparations obtenues avec l’iode sont un mélange de cristaux d'iodo-hématine et de cristaux d’hémochromogène. Cette hémochromogène non transformée est due à deux causes : à une insuffisance d’oxydation et, en second lieu, à un excès de réducteur existant presque toujours dans la réaction. La première de ces causes doit évidemment être diminuée quand on se sert de la solution de chlore, et l’action de ce réactif être plus facile et plus complète qu'avec les autres corps de la série.

Le docteur Lecha-Marzo emploie de préférence une solution alcoolique d'iode. La solution aqueuse nous semblerait agir d'une façon plus satisfaisante. Elle donne peut-être des préparations moins fixes.

L'emploi de l’eau de chlore, en particulier, nous conduisait, comme on le voit, à l'obtention des cristaux d'hémine, de même qu'avec le procédé classique de Teichmann, ou le procédé par l'acide chlorhydrique du professeur Carracido. Notre attention a surtout été attirée sur ce point spécial, et c'est dans ce sens que nous avons entrepris nos expériences. Nous dirons plus loin ce qu'elles nous ont donné.

Mais nous croyons auparavant devoir insister un instant sur certains petits détails de technique, qui paraissent n'avoir qu'une importance insignifiante et dont on doit pourtant tenir grand compte dans la réussite des préparations et, partant,

dans le résultat du diagnostic.

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