‹ Sur un Procédé de Cure Radicale de l'Ectopie Testiculaire Inguinale avec HernieChapitre 10 sur 12 · INTERVENTION · texte numérisé non relu

INTERVENTION

À droite, incision de cure radicale de hernie; on arrive sur le canal vagino-péritonéal complet. Le testicule ne se trouve attiré en bas que par un gubernaculum peu dense et allongé, le laissant facilement remonter vers l'anneau. L'ouverture du canal vagino-péritonéal permet son oblitération par un surjet en bourse au niveau de l’orifce externe du canal inguinal ; puis, pour supprimer tout le canal dans son trajet scrotal, on pratique le retournement autour du testicule qui est lui-même fixé à la partie la plus déclive du scrotum. Comme les piliers de l’orifice inguinal ne sont pas notablement écartés, on ne les suture même pas; on se contente de suturer les lèvres de la plaie sans drainer.

A gauche. — Même disposition, même opération, sauf qu’on suture les piliers l'un à l’autre et aux éléments du canal vagino-péritonéal. Des deux côtés on fixe la séreuse vagino-péritonéale au plan fibreux pré-pubien pour éviter que le testicule ne remonte ultérieurement.

Suite immédiate excellente Guérison sans incident.

L'enfant, revu onze mois après, a ses deux testicules en place dans le scrotum légèrement remonté, mais encore très loin du pubis.

OBSÉRVATION I :

(Inédite.)

Due à l’obligeance de M. le professeur agrégé BÉRARD.

ÉCTOPIE INGUINALE DOUBLE AVEC HERN!E CONGÉNITALE.

J. O..., âgé de 9 ans, est porteur, à droite, d’une hernie inguinale congéniiale avec le testicule en ectopie dans le trajet inguinal où on le perçoit, comme un corps arrondi du volume d’un pois, en déprimant la paroi abdominale un peu affaiblie à ce niveau; à gauche, pas de hernie sortant au

dehors du canal inguinsl, mais le testicule est également en ectopie; on le sent formant bouchon au niveau de l'oritice inguinal externe ;ilest un peu plus volumineux quele droit. L'enfant est vigoureux. Dans ses antécédents on relève une scarlatine, au mois de janvier de la même année, compliquée d'adéno-phlegmon du pied.

Phimosis assez serré dont on ne s'occupe pas pour le moment. L'enfant est d'une taille au-dessus de la moyenne (relation avec la migration incomplète du testicule).

INTERVENTION. — 23 juin 1901. — Anesthésie au bilroth.

A gauche. — Incision classique de la cure radicale de la hernie inguinale. L'orifice inguinal externe apparaît fermé. Section de la paroi antérieure du canal inguinal. On trouve, immédiatement en arrière de l’orifice externe, le testicule plongeant au fond d'un canal vagino-péritonéal persistant. On libère ce canal de toutes ses adhérences aux plans fibreux voisins ; on l’attire aussi bas que possible, vers le scrotum; ensuite, on l’incise longitudinalement.On trouve à son intérieur le testicule gros comme un haricot et un cordon replié en sinuosités vers sa terminaison funiculaire. Le canal vagino-péritonéal est retourné. Son extrémité supérieure est oblitérée par un surjet en bourse au catgut. Une logette est creusée dans le scrotum ; le testicule est fixé par un point de suture au septum médian, sans que l’on reconstitue une vaginale autour de lui. Pendant qu'un aide continue à exercer des tractions sur le canal vagino-péritonéal, on fixe les éléments du cordon, par plusieurs points de catgut superposés, aux parois du canal inguinal et au tissu fibreux péripubien. Un de ces points est passé au-dessous du cordon, dans les deux piliers de l'oritice externe, de façon à couder la direction du cordon.

A droite. — Même intervention. Ici on trouve le canal vagino-péritonéal descendant dans le scrotum. Après incision de la paroi antérieure du canal inguinal, on libère le canal vagino- péritonéal enlui laissant adhérer, comme du

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côté gauche, les éléments essentiels du cordon; on ouvre le canal vagino-péritonéal : on trouve à son intérieur un testicule du volume d’un pois que l'on abaisse plus difficilement qu'à gauche, vers le fond du scrotum ; on le maintient par le procédé décrit pour le côté gauche.

Les suites opératoires sont simples : quelques douleurs locales les deux premiers jours. Le vingt-sixième jour apparaît un peu d'œdème prépucial correspondant à un très léger hématome du scrotum. On enlève les fils le septième jour. Le 3 juillet l'enfant quitte la maison de santé.

Revu le r0 décembre 1903, on constate que les deux hernies sont guéries. Pas d'impulsion anormale à la peau au niveau des orifices inguinaux. À droite où le testicule avait

‘été mobilisé le plus difficilement, il setrouve déjà, néanmoins à deux centimètres au-dessous de l’arcade pubienne : il a le volume d'une petite noisette. La pression ne détermine pas de sensation anormale. A gauche, le testicule est encore plus volumineux et se trouve plus bas. On continue, d’ailleurs, quotidiennnement de petits massages, avec tractions légères de haut en bas vers les deux glandes.

OBSERVATION III ([nédite.)

Due à l’obligeance de M. le professeur agrégé BÉRARD.

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