‹ Sur une classe de fonctions hyperfuchsiennesChapitre 17 sur 74 · III. — Étude d'un sous-groupe particulier · texte numérisé non relu

III. — Étude d'un sous-groupe particulier

73. Parmi les substitutions qui transforment F en elle-même, il en est qui jouent un rôle particulièrement important dans les travaux de M. Picard. On peut les définir de la manière suivante :

Posons d'abord

d'où

M«i -h vw^ -h Vx w = xxi -h yyx, — zz\.

A toute substitution linéaire

(a) (a, i-, IV, mu -\- nv '\- pw ^ m' u -^ n v -h p' iv ^ ni" u -\' n" v -k- p" w )

eflTecluce sur u^ r, w correspond pour x, y^ z une autre substitution linéaire

(?) i^sy.z, kx^Xiy-^Cz, \'x^VVy^C'z, X" x -^ W y -{- C: z).

Considérons maintenant une forme linéaire et homogène en x^ y^ z\ soit

Effectuer la substitution (^) sur jc, y^ z revient à effectuer sur X, Y, Z (Y) (X, Y, Z, AX-f-A'Y-f-A'^Z, BX -h B'Y -i- B'Z, GX -+- G' Y -}- C'Z).

SUR UiNE CLASSE DE FONCTIONS HYPERFUCHSIENNES. 09

Enfin, posons

à la subslilution (y) correspondra pour ces nouvelles variables

^^ V' C5-+-G'ïi4-G'' "GJ-hG'r, -rCV'

Ç et 7i étant ainsi reliés à w, (>, iv, les substitutions particulières (a) que je vais considérer sont celles qui transforment en lui-même le point

Ces substitutions forment un groupe, je rappellerai le groupe R. 74. Pour déterminer la forme de ces substitutions, posons

GJ-HG'/i-hG" • GJ-hG'r, ^G''

il en résulte

A$-4-Aïr,-n)-hA'^-A' , (B-hG); ^(B'-hC)(T, h- i) h- ir-i-G'^- Fr- G'

^ ~ GÎ-hG\T,-hi)-^-G'-G'' ^*-^'- c$-4-G'(r, -f-i)H-G'— G'

Pour que Ç = 7^ 4- 1 = o entraîne 5'= t/+ 1 = o, il faut d'abord C — C';^ o; comme on peut multiplier les deux termes de chaque fraction par une même quantité, nous pouvons poser G" — C'= 1. Il faut ensuite

A"— A' = o, B'-h G'- B'— G' = o; on a ainsi

^ G$H-G'(Yi-hi)-hi' ""* G$-+-G'(T, -i-i)-hi*

La substitution (o) étant ainsi particularisée, la substitution (^^ devient [x, y, z, Aa?H-Bj-f-G5, A'x -f- B> -i-G'«, A'x ■+- (B'— Oj- -h (G'-+- i)c]

et la substitution (a) correspondante est \ii, V, IV, AM:-+--'(B-hG)P-+- -^(B — G)»», v/^A'a-i-(B'-hG')('-H(IV — G'-i)(r, n'I.

A, B, C, A', B', a étant quelconques, on peut l'écrire

(w, Vj Wj mu -h nv -H/^w, m'u -t- /iV -hp'w, iv),

où m, 72, Pj m'y n'y p' sont aussi quelconques. Cherchons parmi ces substitutions celles dont les coefficients sont des entiers complexes aux unités i et X et q\\[ transforment F en elle-même. Pour que la substitution vérifie cette dernière con-

(lilioD. il faut que l'on ail

K. âLFXVIS.

{mu -+- iw -\- p{v){m\ «I -f- «ii'i -+- p\Wi)

-h { m' ti >- n' V -i- p (»' ) i^'i H- ( //l'i f<i -i- /i ', t^i H- />'i «'j ) «• = uux-ir ViVx -h f'j tr.

il t'n résulte

So'il p'= rj -h X^r' (^ et </' réels), d'où p' -h /f\ = açr — g\ nous aurons

En définitive, nous avons la substitution suivante

011 /> est un entier complexe et q un entier réel. Le Tableau des coefficients est

— \(l'^lX)q -hXppi 1 —pi

73. Les subslîtutions représentées par ce Tableau forment un groupe. En effet, soient p' et // deux valeurs de p] gr', q" deux valeurs de y, on a

f-hlp'p\ i -p]} P' o I J

{l-^%l)q'-^lp'p\ I — />', I |(l-+-tiX)^" p' O I ^ I, p-

Il O o

{i^'?.lng'^q")^l(p'p\-^p^p\)-p'p\ I -(/,;+/,•;) |.

Mais

et

ip'p'i- i^p\p\

étant la différence de deux quantités conjuguées, est le produit de i -h 2À par un entier réel. La substitution du second membre rentre donc dans la substitution R

en posant

On remarque que deux substitutions du groupe R ne sont perniulables que si Ton a

76. 11 est facile de trouver trois substitutions, dont les combinaisons reproduisent toutes les substitutions du groupe R. Considérons les trois substitutions

L— X» o ij

^ o o ij

R8=(T,T,)«=(TtT0» =

On a, en désignant par a, ^, y des entiers réels quelconques, ^ I o o S /* I

aX

— (i-h2X>-^ ^-4-Xa* I —

pX« o I J

= L(. + ,X)&ii±i>+X?. .

-px«

Dans R^, p est un entier réel quelconque; dans R^, c'est le produit d'une racine cubique imaginaire de l'unité par un entier réel quelconque; dans ces deux substitutions, q est déterminé en fonction de p] dans RJ, p=Oy mais q est un entier réel quelconque. En combinant ces trois substitutions et en remarquant que l'on a

x.(, + p + «p)-î<^^:=i>-Mizl)

OD trouve

r?r3ry =

(, + »X)[-r + a? + îi^-4-Pi^]-HX(a.-H..3 + 3.) ,

a — PX« o

-(«-pX)

C'est une substitution R, où

0(04-1) P(P-hi)

ont toate la géaéralîté voulue. R|, R^, R^ peuvent donc être considérées comme les substitutions fondamentales du groupe R.

77. M. Picard a calculé les substitutions du sous-groupe de R contenu dans le groupe S. En eflTet, ses substitutions fondamentales, également au nombre de trois, sont toutes trois congrues à Tunité (mod i — À). La troisième est Rj qui est en eflet une substitution S. Il n'est pas surprenant qu'elle figure ici aussi; en efTel, une substitution de même forme non congrue à l'unité serait congrue à

avec i = zrzi] or nous avons vu qu'aucune substitution de ces deux classes ne transforme F en elle-même.

Les deux autres substitutions de M. Picard sont

R'j = Aî-i I X-i = R,R,

Li->» o i J

ti-> o I J

,= (T,Tf)2TiT,(T,T,)».

Cette dernière expression peut se simplifier au moyen de l'ideolilé (26) qui peut s'écrire sous les trois formes suivantes

T|TiT,= TiTjTf, T,TiT,= T,T,T,, Tf TîT, = T,TÎT|.

On a en conséquence RîRj»R3 = (T,Tî)nT}T,T,)T,(T,Ti)* = T,TîTî(T,T,T,)Ti=T,(TfT|Ti)T,TÎ=T}T}.

En procédant comme au numéro précédent, il est facile de voir que R*R'f RJ est une substitution de la forme

p'ii — X) o

où p' est un entier complexe quelconque, q un entier réel quelconque; c'est la substitution R la plus générale qui soit contenue dans S.

78. Je désignerai par (T|, T2) le groupe engendré par T» et T2. Je dis que R

est un sous-groupe invariant du groupe (TiTo). On a, en effet,

T,RTji =

l-h îX

PPI I >^VI

ce sont bien des substitutions R.

Je dis de plus que R est un sous-groupe d'indice 6 du groupe (T,, Tj). Pour le prouver, je vais montrer que toute substitution (Tj, T^) se dëduit d'une substitution R en multipliant celle-ci par une puissance de T^, c'est-à-dire par une des six substitutions i, T,, T^, . . ., TJ; on pourra d'ailleurs choisir la substitution R de manière qu'il faille la multiplier soit à droite, soit à gauche.

Toute substitution (T1T2) peut être considérée comme un produit de substitutions telles que

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