SOIR
A côté du problème diagnostique que pose la présence de ces hémorragies, il en existe un autre qui concerne la nature des dépôts pigmentaires que l’on rencontre en abondance dans cette forme.
Les recherches histo-chimiques au bleu de Prusse et à l’imprégnation argentique nous ont montré que ceux-ci sont en presque totalité constitués par du pigment ferrique. En quelques points seulement existaient de fines granulations prenant la teinte noirâtre de la mélanine. Mais celles-ci siégeaient exclusivement dans les zones de nécrose ou de sclérose au niveau das éléments histiocytaires et non dans les cellules tumorales. Ces dernières, par ailleurs, ne présentaient ni les noyaux à volumineux plasmosomes, ni les noyaux à chromatine rayonnée assez caractéristiques des mélanomes. Nous croyons pour ces diverses raisons que la nature mélanique de ces pigments est à rejeter.
2° Au point de vue pathogénique.
L'hypothèse qui, à première vue, apparaît la plus simple, pour expliquer ces hémorragies par rupture vasculaire, paraît bien être celle d’une fragilité particulière de leurs parois. Celle-ci semble liée au développement de la tumeur, puisque c’est dans son seul domaine que se produisent ces ruptures.
Cependant, les tumeurs du sein sans hémorragies sont l’iminense majorité alors que le contraire constitue lexception. L'intervention de nouveaux facteurs semble donc nécessaire. On est en droit de se demander s’il ne