SORT PAPE
convient pas de les rechercher dans un trouble sanguin
ou circulatoire. !
En relisant les observations, on est frappé par certains détails qui semblent confirmer en quelque sorte cette manière de voir. C’est ainsi que dans l’observation I on note, dans l’histoire de la malade, l'apparition d’une ecchymose à la suite d’un coup de coude au niveau du sein et à l'examen, quinze jours plus tard, la présence d’une zone avec petites taches rouges violacées, ecchymotiques. Chez la malade de lobservation I, notre Maître le professeur HARTMANN remarqua, au cours de l'intervention, que la vascularisation était plus marquée qu’à lordinaire. Ces faits, d'apparence insignifiants par eux-mêmes, associés à l'existence d’hémorragies intra-tumorales, nous ont incités à examiner nos malades au point de vue circulatoire et sanguin.
Chez l’une (obs. I), nous avons trouvé : Une tension artérielle à 20/11 au Vaquez.
Un temps de saignement de 2’.
Un temps de coagulation de 8° et 9’.
Le signe du lacet était négatif.
La numération globulaire montrait des chiffres sensiblement normaux :
Globulestronges, 0.0... .1%"5.900.000 Glopules Dance re. 5:690
Cliniquement, elle ne présentait aucun signe d’insufiisance hémo-vasculaire : ni épistaxis, ni allongement
anormal de la période des règles, ete...
PDA
Chez la malade de l’observation IIT :
Temps de saignement : 1230”.
Temps de coagulation : 3 30" et 4.
Absence de troubles hépatiques.
Nous n’avons pu malheureusement pratiquer d’examens comparables chez la malade de l’observation IT.
Nous voyons donc que dans l’observation I, les temps de saignement et de coagulation sont sensiblement normaux, Mais qu’il existe une légère hypertension qui pourrait expliquer les éblouissements que présenta la malade il y a huit ans et pour lesquels elle vint consulter à l'Hôtel-Dieu.
Dans lobservation III, nous constatons par contre une augmentation marquée du temps de saignement qui passe de 3° (normal) à 12° 30” et une diminution notable du temps de coagulation abaissé à 4 (normal:10?).
Chez cette dernière malade en particulier, bien que nous n’ayons pu pratiquer tous les examens désirables, comme la recherche de l’irrétractilité du caïllot, la numération des plaquettes, nous pensons que l’on peut songer à un syndrome d’hémogénie de P.-E. WEIx.
l’évolution intermittente, par poussées, de ce syndrome explique, peut-être, l’absence de signes anormaux chez la malade de l’observation I, au moment où nous avons pratiqué l'examen.
Dans le cadre de cette conception pathogénique, on peut admettre que la prédisposition au niveau de la tumeur relève d’une « endothélite parcellaire » réalisant un syndrome d’hégémonie locale.
Bien qu’on ne puisse tirer des conclusions absolues —