‹ Sur une forme appendiculaire de la maladie de BouillaudChapitre 4 sur 17 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L'existence du rhumatisme articulaire aigu dans ses formes abarticulaires a été signalé par les anciens auteurs, mais elle a longtemps été laissée dans l'oubli.

Dès le xvr° siècle on retrouve quelques cas dans la Littérature : |

BaizLou (1560-1616) est le premier qui traite des manilestations digestives du rhumatisme articulaire aigu, auquel il attribue un pronostic plus favorable lorsque apparaît le « flux diarrhéique, la chasse des humeurs nocives ».

HuxHan, en 1730, décrit des gastralgies accompagnées de

vomissements et suivies de coliques et de diarrhée séreuse

au cours de crises de rhumatisme.

STOLL signale aussi cette coïncidence des « rhumatismes des membres ét de la dysenterie » qu’il considère comme un rhumatisme des intestins. Il notait que la dysenterie cessait brusquement, lorsque les douleurs articulaires apparaïissaient comme si « la fièvre intestinale se jetait sur les membres ». Û

VILLENEUVE mentionne, en 1820, l'opinion de Broussais sur la relative fréquence des troubles gastroäntestinaux au cours de la Maladie de Bouillaud.

BEsNIER, qui exclue du cadre de cette maladie quelques

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cas publiés de péritonites purulentes, attribuées sans preuves suffisantes au rhumatisme, n'en reconnaît pas moins une place à part aux manifestations péritonéales du R. A. A. Il semble, en effet, impossible à cet auteur de nier la réalité de la péritonite au cours de cette affection alors qu'on en voit se développer tous les phénomènes caractéristiques : vives douleurs, tympanisme, vomissements alimentaires puis bilieux, faciès altéré, algidité.

LaAMBiN, dans sa thèse. en 1880, cite un cas où le début fut mar qué par la fièvre, des coliques, des vomissements. Puis, alors que ces symptômes persistaient, on notait une consti-

. pation “opiniâtre et un ballènnémient Hpronel pan à “ei

et de péritonite partielle, Ge n est qué le’ teen jour de Ja

‘maladie qu ’apparaissaient ‘les douleurs articulaires qui de- vaient orienter le diagnostic vers le R. A. A. C'est BouiLLAUD qui, le prémier, après avoir donné une : description définitive et ‘complète des symptômes articulaires de la maladie’ qui, depuis, porte son nom, formula des lois de coïncidence et ‘ajouta au rhumatisme articulaire le rhu- matisme viscéral. ‘Et, selon Ja parole de HanoT, «en même temps qu il clot la période symptomatique, il ouvre l'ère ana- ,tomo- pathologique ». RU si en | ;

Les cliniciens de la période suivante décrivent les iormes

extra- articulaires et surtout celles dans ue les signes

‘articulaires n'apparaissent que ‘Secondairémenit.

| TROUSSEAU reprend le problème, insiste sur la localisation viscérale du K. A.'A. et, le premier. “estime que bon nombre de manifestations cérébrales, abdominales, endocarditiques,

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