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‘peuvent se produire sans manifestations arthropathiques. “Malheureusement” il ne peut Journir ‘d'exemples précis. CHARCOT, TRIBOULET, CHaUrrARD, défendent la thèse de
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la Maladie Rhumatismale, au cours de laquelle, larthrite aiguë n’est plus considérée que comme un simple symptôme, qui d'ailleurs peut manquer.
© Haor insiste sur le fait que souvent la localisation vis-
cérale précède les manifestations articulaires et rapporte plu-
sieurs observations précises de ces formes particulières. STRUMPEL mentionne les formes typhiques qui débutent par la fièvre, la diarrhée. Il parle également de la péritonite
rhumatismale, .maïis comme d’une affection très rare, ne pou-
‘ vant être ee avec ee que HAS des cas excep-
tionnels.
Vers la même époque, PEARSON, en Angleterre, reprend
li question du rhumatisme abdominal, en s'appuyant sur
les travaux de ses prédécesseurs, notamment Sri. Il constate l'existence de douleurs dans la fosse iliaque droite et, par un interrogatoire minutieux des malades, s'efforce de déter-
miner la nature de ces douleurs. En outre, il cherche avec le
lus grand soin à les localiser. :
‘Ce n'ést qu'en 1915, après une période d’oubli, que la question revient sur le plan d’actualité, grâce à GRENET, qui
‘rapporte à cette époque deux observations de malades, ayant ‘présenté, soit au début, soit en cours de crise aiguë de rhu- ; matisme, un ensemble dé symptômes péritonéaux qui avaient fait penser à une crise d’appendicité.
C’est à GRENET et à ses élèves que revient le mérite, dans
les années suivantes, en décrivant les signes digestils et les ‘ibanifestätions anormales du R. A. A:., de mettre en lumière
les formes péritonéales et pseudo-appendiculaires: ” Par la suite, RoGEr, WEIL,;: MOURIQUAND montrent com-
‘bien, Chéz l'enfant, les signes articulaires peuvent être frustes
ou même manquer complètement. ‘WEIL admet que ‘la cho-
“rée‘ést d’origine rhumatismale et insiste ‘sur la grande fré-
quence des formes extra-artirulaires, ‘
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Cependant en 1924 encore, la notion de Maladie Rhumatismale est loin d’être acquise et acceptée définitivement par tous. WipaL et May, dans leur traité de médecine insistent sur le fait que « dans l’état actuel de nos connaissances, seule la cœxistence de signes articulaires permet de poser avec certitude un diagnostic absolu d'infection rhumatismale ».
Par la suite des faits d'ordre anatomo-clinique vont étayer solidement la notion de forme extra-articulaire. Les nodules décrits par ASCHOFF et considérés comme pathognomoniques de la maladie de BouiLLAUD sont retrouvés à l’autopsie de malades présentant des affections d’allure rhumatismale sans manifestations polyarticulaires.
La théorie de l’Asystolie inflammatoire de B4rD trouve une large diffusion et JOME insiste sur limportance du facteur rhumatismal dans les cardiopathies évolutives.
Vaquez, Lausry mettent l’accent sur les lésions valvulaires en apparence primitives et admettent de façon courante le Rhumatisme Cardiaque primitif,
Dès lors, une fois admis par tous, le fait que le R. A. A. peut se maniiester sans phénomènes arthralgiques, l'étude des formes abdominales va entrer dans une phase constructive. Les descriptions cliniques se succèderont, la pathogénie va donner lieu à de multiples controverses.
En 1926, Leruize, BEsAxÇoN, WEiL publient dans les Annales de Médecine, un remarquable travail sur le rhumatisme viscéral. |
Depuis les observations se succèdent :
En 1926, Pizor et MERSMANN, BERNARD, COSTEDOAT publient quelques nouveaux cas. |
Lucien DorY consacre un chapitre aux réactions péritonéales au début de la Maladie de Bouillaud.
Des faits analogues sont signalés par SLonokoski.
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BEsANÇON, WEIL, DELALANDE signalent de nouvelles observations.
HARTMANN dans sa thèse, en 1929, apporte quelques nouvelles précisions.
CosTEDOAT (1929), LESNE et Launay (1930), Avray (1931).
‘signalent des cas non moins instructifs.
TALLERMANN, en 1932, signale trois nouveaux cas.
ROVIRALTA, SAUVE, BAUDET, WoRMs, GUILLAIN, BEAUGARD, ABADIE, FLASCH et FRrancH1, de 1932 à 1934, publient une quinzaine d'observations de formes péritonéales et appendiculaires de la Maladie de Bouillaud.
GRENET et DELALANDE en présentent 12 cas.
Enfin, en 1936, M. le professeur NOBECOURT apporte les preuves que cette forme clinique du R. A. A. est moins rare qu'on aurait pu le croire.
L'observation que nous avons relatée a été publiée par M. le professeur ETIENNE, MM. LESCURE et BRUNEL, dans la Presse médicale, n° 25 (er juin 1946), Sté des Sciences médicales et biologiques dé Montpellier et du' Languedoc méditerranéen.