‹ Sur une forme particulière du spasme de la glotteChapitre 5 sur 19 · RE · texte numérisé non relu

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démontre que l'hypertrophie du thymus (Kopp), l’adénopathie trachéo-bronchique (Ley) et la persistance du trou de Botal, invoquée également par quelques auteurs, ne sont pour rien dans la genèse du spasme glottique; et il se range à la doctrine de Trousseau, « insistant comme lui sur la participation de tous les muscles respiratoires à l’état convulsif » (Marfan). Ce que Bouchut résume en donnant un nouveau nom, celui de phréno-glottisme ou de spasme phréno-glottique.

Dès lors la nosographie de l'affection était bien établie; mais les causes et la nature échappaiert encore ; on se contenta de faire de cette affection une névrose, probablement une forme de l’éclampsie infantile.

En 1843, Elsæsser (1) avait posé la question des rapports avec le rachitisme, des névroses convulsives des nourrissons, jusque-là non résolue. Pour lui, en effet, l’'éclampsie (et par suite le spasme de la glotte qui en est la conséquence à son avis) n'est qu'un phénomènesecondaire, consécutif au rachitisme crânien, qu'il désigne sous le nom de « cranio-tabes », de € cranio-malacie », et il donne au laryngospasme le nom de Tetanus apnoicus infantum. Ge rachitisme crânien agirait en diminuant la résistance des parois crâaniennes, permettant par suite aux pressions extérieures de se transmettre à l’encéphale ; et le spasme de la glotte en particulier ne serait que la résultante tangible des provocations que le centre laryngé recoit, dans ces conditions, à la surface de l'encéphale.

(1) Ezsæsser : Der weiche Hinterkopf, 1843, p. 11.

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Cette théorie est actuellement discréditée pour les mêmes raisons que celle de Kopp. De plus, ce centre laryngé n’est autre que la circonvolution de Broca et son voisinage ; or, le cranio-tabes n'atteint que rarement les os frontaux qui y correspondent. En outre, comment pourrait-il se faire que les autres centres moteurs et sensitifs corticaux, beaucoup plus rapprochés du siège de la lésion, ne soient touchés dans aucun cas ? (Fontan) (1).

En 1848, West, puis plus tard Reid lui donnent comme cause la plus directe des troubles digestifs.

En 1856, Salathé le considère comme une névrose essentielle amenant la convulsion tonique des muscles du larynx ; les convulsions générales qui accompagnent si souvent l'affection n'en seraient que la conséquence. « La cause prochaine du spasme de la glotte parait donc! dépendre d’une aberration du système nerveux, tandis que les symptômes convulsifs qui accompagnent cette maladie analogue à l’éclampsie, à l’épilepsie, à la contracture, etc., sont le résultat de l’action réflexe plus on moins énergique des centres nerveux, quise produit par un mécanisme dont la nature intime échappera toujours à nos moyens d'investigation (2). »

En 1857, Hood émit une théorie bizarre, dont 1l serait difficile actuellement de trouver un partisan. Pour lui le spasme de la glotte était dù à l'hypertro-

(4) Fonran : Cranio-maladie et Laryngospasme, thèse Toulouse, 1898-1899, n° 265.

(2) Sararaé : Recherches sur le spasme de la glotte essentiel chez les enfants, Arch. de médecine, 1856, t. I, p. 296 et suiv., 696 et suiv.

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