PIE RE NE
Bien qu Escherich ait trouvé pour sa théorie de nombreux défenseurs, dont le principal est son élève M. J. Loos, il a rencontré également beaucoup d’adversaires, qui ont démontré que sa théorie, si parfois elle est juste, est du moins fausse dans bien des cas.
Nous aurons l’occasion dans le cours de ce travail de revenir sur les plus importantes de ces théories, et nous tenterons de nous rendre compte de leur valeur explicative en ce qui concerne la genèse du spasme de la glotte.
Symptômes.
Les crises de spasme de la glotte éclatent en général brusquement, et ce début subit est si remarquable qu'il a été signalé par presque tous les auteurs. Elles éclatent à n'importe quel moment du jour ou de la nuit, que l'enfant dorme ou soit à l’état de veille. Quelquefois elles ont paru être provoquées par les sentiments de colère, de frayeur, par un réveil subit, par une soudaine exposition au froid. Mais le plus souvent, elles n’ont été précédées d'aucun phénomène avant-coureur, d'aucun signe d’une affection quelconque des voies respiratoires. Quelquefois cependant on note certains actes qui précèdent habituellement la crise chez un petit malade: cri, râles spéciaux, etc., variables d’ailleurs d’un malade à l’autre.
Tout d'un coup, les mouvements respiratoires s'arrêtent net, la poitrine se raiïdit, généralement en inspiration. Une angoisse extrème s'empare du petit malade. Son visage commence par pâlir, son cou se tend, sa bouche est largement ouverte, ses yeux se convulsent et regardent fixement le ciel. Après