‹ Sur une forme particulière du spasme de la glotteChapitre 8 sur 19 · ST EE · texte numérisé non relu

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quelques secondes, cette période d’apnée se termine. Si elle a duré un tertain temps, on voit apparaître les signes de l'asphyxie. La face se cyanose, elle devient violette, «noire » disent les Anglais, les veines du cou deviennent saillantes, les yeux proéminent en avant. Comme conséquence de l'arrêt du sang veineux, les extrémités se refroidissent, le pouls devient petit, filiforme, parfois presque imperceptible, les battements du cœur, irréguliers, tumultueux, traduisent l’affolement dont il est l’objet. Une sueur froide couvre la peau des membres et du tronc; et enfin, parfois on voit se produire des mictions et des défécations involontaires.

Cette phase d'apnée ne dure que quelques secondes, il est rare qu'elle atteigne une demi-minute (Rilliet et Barthez). À sa suite se produit une inspiration saccadée, sifflante, stridente, à cause des vibrations des cordes vocales encore convulsées, empêchant l'entrée libre de l’air, et il en résulte un son inspiratoire rauque, assez difficile à définir, qui tient le milieu entre le hoquet simple et la reprise caractéristique de la coqueluche. Puis ces inspirations deviennent profondes et longues, l'expiration qui leur succède présente les mêmes caractères. La détente générale survient et tout rentre dans l’ordre, l'attitude du petit malade redevient aussi naturelle qu’elle était avant la crise.

L'accès ne présente pas toujours les mêmes caractères, mais au contraire, offre souvent des variations. A un premier degré d'intensité, la période d’apnée manque, tout se borne à une série d’inspirations et

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