‹ Sur une forme rare d'Hématomyélie spontanée avec hémorragie méningée et évolution à rechutesChapitre 14 sur 20 · UT PL · texte numérisé non relu

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Si la maladie s’en fut tenue à ce stade, peut-être la guérison fut-elle demeurée possible. Mais après huit jours à peine d'évolution, alors que l’on persistait à pouvoir espérer la régression des symptômes, selon le rythme de la première atteinte, le malade succomba en deux jours à une période de confusion mentale avec agitation, terminée dans le coma.

Ce mode de terminaison d’une hématomyélie est assez particulier et nous paraît, lui aussi, pouvoir être rattaché au processus méningé surajouté qui existait dans ce cas.

En effet habituellement, hormis les cas de guérison, lorsque le malade ne meurt pas rapidement dès le début du fait du shoc ou de la localisation haute du foyer, entraînant des troubles respiratoires et circulatoires, la mort survient à plus ou moins brève échéance, du fait d'infection surajoutée : escharres ou complications pulmonaires. Ici les phénomènes terminaux ont été différents : le délire avec agitation, accompagné de température, suivi de coma et de mort, rappelle assez exactement l’ensemble des phénomènes terminaux consécutifs à certaines hémorragies méningées rachidiennes primitives ou hématorachis.

Vulpian, dans ses Leçons sur les maladies du système nerveux (6° leçon, p. 88), à propos de l’hématorachis, écrit : « Il n’y a pas de phénomènes cérébraux bien marqués dans la plupart des cas; cependant, on peut observer quelquefois de l’excitation cérébrale, du délire et plus tard de la dépression et du coma. Ces symptômes sont alors dus à ce qu’il s’est produit une forte congestion intra-cranienne, en même temps

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