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qu’il s’est fait une hémorragie intra-rachidienne ou même que le sang épanché dans les cavités méningées spinales s’est répandu jusque dans les espaces sousarachnoïdiens du crâne. »
Dans notre cas, l’autopsie nous a fait trouver le substratum anatomique de cet état dans une congestion hémorragique diffuse des méninges encéphaliques. Quant à la pathogénie de cet épisode terminal, sans doute ne serait-il pas sans intérêt de la rechercher ; mais, on ne peut à ce sujet que hasarder quelques hypothèses : le sang épanché dans les méninges spinales a pu se comporter comme un agent irritant opérant par voie réflexe ou par action chimique locale sur l’ensemble de l’appareil méningé, ou bien faut-il mettre en cause la lésion directe des centres sympathiques de la moelle cervico-dorsale.
Nous ne reviendrons pas sur les considérations anatomiques et histologiques de la pièce suffisamment détaillées au chapitre précédent ; cet examen n’a fait que venir illustrer la description clinique et confirmer ce que pouvait déjà faire prévoir l’analyse critique des symptômes, c’est-à-dire le rôle prépondérant dans les manifestations cliniques, du caillot méningé associé à l’hémorragie intra-médullaire.
Ce mode particulier d'évolution d’une hématomyélie spontanée, c’est-à-dire l’extension d’une hémorragie intramédullaire aux méninges rachidiennes, ne paraît pas avoir été signalé jusqu'ici avec une pareille netteté. Les quelques rares cas d’hématomyélies spontanée que nous avons pu réunir, dans lesquels l’hémorragie méningée est signalée, sont, pour la plupart, des
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cas fort anciens et par suite assez imprécis, à la fois dans leur description clinique et dans leur étude anatomique.
Dans l’un (Obs. IT), rien au point de vue clinique ne permet de suspecter cette hémorragie ; on lit seulement dans le compte rendu de l’autopsie : «Il s’écoula du sang assez abondamment du canal rachidien » ; aussi est-ce simplement pour mémoire que nous l'avons relaté.
Dans un autre, au contraire (Obs. IID), assez détaillé et bien observé, le rôle du processus méningé apparaît déjà assez nettement dans la description clinique ; nous y relevons : la contracture des muscles cervicaux maintenant la tête en rotation à droite,
la douleur cervicale irradiée dans les membres supé-
rieurs paralysés ; autant de signes qui paraissent conditionnés par le processus méningé ; nous trouvons aussi la paralysie à évolution progressive, frappant d’abord les membres supérieurs, puis les membres inférieurs. Le compte rendu d’autopsie décrit : « Au niveau de l’origine des quatrième, cinquième et sixième paires cervicales du côté gauche », l’existence d’un caillot sous forme d’une « tumeur violacée du volume et de la forme d’une grosse amande »; celui-ci prolonge le foyer hémorragique intramédullaire : «Les faisceaux postérieurs de la moitié gauche de la moelle étaient à ce niveau pénétrés de sang. »
Ainsi, par l’évolution, les caractères cliniques, la localisation anatomique, ce cas paraît se calquer sur celui qui a inspiré ce travail; aussi bien par l’im-
portance de l’épanchement extra-médullaire, que par