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moelle, au contraire, c’est l’inverse qui se passe, la petite hémorragie étant le type habituellement constaté ; il est possible, en effet, et c’est l’explication qui se présente à l’esprit, de prime abord, que la moelle, formée par un tissu plus compact, mieux bridé par la pie-mère, se laisse moins atteindre par les éclatements. Mais, malgré tout, cette différence n’est qu’apparente entre l’hémorragie cérébrale et l’hémorragie médullaire ; en réalité, les petites hémorragies histologiques du parenchyme cérébral ne sont pas un fait rare, mais elles ne donnent pas lieu cliniquement à des symptômes d'emblée très apparents.
De plus, aussi bien au niveau du cerveau qu’au niveau de la moelle, le caractère d’évolution en plusieurs temps appartiendrait, pour M. Bériel, probablement à toutes les hémorragies ; mais, tandis que l’hémorragie fine, tant au cerveau qu’à la moelle, donne, avec ses petites poussées successives, l’apparence d’une maladie à évolution progressive, la grosse hémorragie, au contraire, se manifeste bien chaqüe fois avec l’aspect du type apoplexie.
Quoiqu'il en soit, il n’en est pas moins vrai qu’au point de vue clinique l’évolution en plusieurs temps, par poussées successives, paraît un peu spéciale au grand foyer apoplectiforme et c’est cet ensemble anatomo-clinique de l'apoplexie médullaire qui a attiré notre attention dans le cas particulier qui a inspiré le sujet de ce travail.
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